En Arménie, les pratiques en eaux troubles de Veolia

Par Constance Léon, Sara Petrosyan et Liana Sayadayan (Hetq)

Des services incapables d’assurer un approvisionnement en eau potable, des infrastructures non rénovées, des tarifs qui augmentent sans cesse, le tout avec des relents de corruption : Veolia Arménie, filiale du groupe français, est devenu la cible de toutes les critiques des Arméniens. Le nouveau pouvoir veut faire de l’eau un des symboles de sa lutte contre la corruption.

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Erevan (Arménie), correspondance.– Au sud du centre-ville d’Erevan, la capitale arménienne, Ruzanna Avetisyan sort de l’épicerie du quartier populaire de Chengavit. En ce début d’août, il fait près de 40 degrés. L’Arménienne d’une trentaine d’années vient acheter un énième bidon d’eau minérale. Il n’y a pas d’eau au robinet. Depuis le mois de juin, les trois mille habitants de ce quartier connaissent des coupures pendant la journée. « Lorsque l’eau revient, quelques heures par jour, elle est jaunâtre ou grise », décrit Ruzanna Avetisyan, saisissant une bouteille remplie de l’eau du robinet.