Le «grand remplacement», idéologie meurtrière

Un manifeste intitulé « Le grand remplacement », attribué au principal suspect de l'attentat, dénonce les « invasions étrangères » en Europe, et cite tout particulièrement le cas de la France.

L’idéologie meurtrière promue par Zemmour

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Dans le sillage de l’écrivain Renaud Camus, Éric Zemmour prétend que le peuple français subit un « grand remplacement » dont il devrait se défendre en expulsant de son territoire les musulmans. Cette pensée, déclinée en fiction par Michel Houellebecq, n’est pas une opinion dont il faudrait débattre mais une idéologie potentiellement meurtrière qui renoue avec les pires aveuglements de la catastrophe européenne.

Aux sources de la régression française: l’affaire Renaud Camus

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L’écrivain Renaud Camus est le théoricien du « grand remplacement », idéologie raciste qui appelle à l’expulsion du peuple (et donc du territoire) français des éléments supposés étrangers, à raison de leur origine (immigrée), de leur croyance (musulmane), de leur apparence (arabe, maghrébine). La scène inaugurale de cette radicalisation s’est jouée il y a quinze ans, avec la parution de La Campagne de France (Fayard, 2000), réquisitoire contre « l’idéologie dominante antiraciste ».

Attentat islamophobe de Christchurch: retour historique sur le «grand remplacement»

Par Nicolas Lebourg
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Un texte attribué aux terroristes de Christchurch a été publié vendredi. Intitulé « Le grand remplacement », en référence à la thèse d’extrême droite du même nom, ce document de 74 pages explique qu’il s’agissait de s’en prendre à des musulmans.

Attentat d’extrême droite en Nouvelle-Zélande: 49 personnes tuées dans deux mosquées

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Au moins 49 personnes ont été tuées vendredi, lors d’une attaque terroriste contre deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch. Quatre suspects ont été arrêtés. La première ministre Jacinda Ardern parle d’un « attentat terroriste ».

 

En France aussi, les services de renseignement s’inquiètent de l’activisme des suprémacistes blancs

Par et

Le suspect des attentats de Christchurch affirme avoir voulu venger la France, victime d’une « invasion par les non-Blancs ». Depuis trois ans, les services de renseignement français surveillent des groupuscules islamophobes.

Dans la tête des terroristes néo-nazis

Par Nicolas Lebourg

Un rapport officiel américain de 2017 relevait que, depuis le 12 septembre 2001, 73 % des violences homicides extrémistes sur le sol américain étaient le fait d’extrémistes de droite. L’attentat antisémite de Pittsburgh s’inscrit dans une dynamique qui entre en résonance avec les tentations terroristes également présentes dans les extrêmes droites radicales européennes.

Coup de filet au sein d’une cellule clandestine de l’ultra-droite

Par , et Jacques Massey

Dix hommes, dont un ancien gendarme, ont été arrêtés dimanche 24 juin, dans la matinée, pour un projet d’attentat contre des musulmans. L’un des suspects s’était constitué dans son domicile un laboratoire de fabrication d’explosifs.

Projet d’attaque de l’ultradroite: une information judiciaire est ouverte

Par

L’enquête porte sur les chefs d’« association de malfaiteurs criminelle terroriste et détention non autorisée d’armes de catégorie B en relation avec une entreprise terroriste », après l’arrestation de plusieurs personnes soupçonnées de préparer une action violente contre le président de la République.

Forces de l’ordre liées à l’ultra-droite violente: la DGSI s’inquiète

Par et
Capture d'écran du manifeste des réseaux Rémora. Capture d'écran du manifeste des réseaux Rémora.

Les services de renseignement s’inquiètent de la proportion grandissante de membres des forces de sécurité ayant rejoint des groupuscules d’autodéfense. Parmi les « objectifs de la DGSI » suivis pour leurs liens avec « l’extrême droite violente », on recense une cinquantaine de policiers, gendarmes et militaires. Les autorités de tutelle ont été alertées à l’automne dernier.

Quatre ans après la tuerie de Norvège, retour à Utøya

Par Vibeke Knoop Rachline
Le monument à la mémoire des 69 victimes d'Andreas Breivik sur l'île d'Utøya. © Vibeke Knoop Rachline. Le monument à la mémoire des 69 victimes d'Andreas Breivik sur l'île d'Utøya. © Vibeke Knoop Rachline.

Ce week-end, un millier de jeunes travaillistes norvégiens retournent à Utøya, où aura lieu la première université d’été depuis le massacre de 69 d’entre eux, il y a quatre ans, par Anders Behring Breivik. Pour certains, un « retour à la maison ». A Oslo, un lieu de mémoire et d'exposition vient d'ouvrir dans le bâtiment toujours pas réparé où Breivik avait commis sa première attaque.

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