Notre dossier: Les secrets de la Cour

Notre dossier: Les secrets de la Cour

Dossiers manipulés, comptes offshore, conflits d’intérêts… : 40 000 documents confidentiels dévoilent les dessous de la Cour pénale internationale.

Angelina Jolie, Omidyar et le Qatar: le cabinet caché du procureur Ocampo

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Le procureur Luis Moreno Ocampo et l'actrice Angelina Jolie, le 13 février 2012. © Fabrizio Bensch/Reuters Le procureur Luis Moreno Ocampo et l'actrice Angelina Jolie, le 13 février 2012. © Fabrizio Bensch/Reuters

Angelina Jolie, George Clooney, Pierre Omidyar – fondateur d'eBay –, le Qatar… Au cours de son mandat, le premier procureur de la Cour pénale internationale, Luis Moreno Ocampo, a laissé Hollywood, la Silicon Valley et certains États utiliser la CPI pour nourrir leur propre vision du monde. Au risque de gager l'indépendance de la Cour.

La CPI ouvre une enquête après les révélations de Mediapart

Par et
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La Cour pénale internationale a annoncé l’ouverture d’une enquête interne, affirmant prendre « très au sérieux » les informations mises au jour par Mediapart et l'EIC sur une série de dysfonctionnements majeurs. « L'inquiétude me gagne », confie la procureure en poste, Fatou Bensouda.

Procès Gbagbo: les preuves d’un montage

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Laurent Gbagbo, le 19 février 2013 © Michael Kooren/Reuters Laurent Gbagbo, le 19 février 2013 © Michael Kooren/Reuters

Un document confidentiel de la diplomatie française révèle que la Cour pénale internationale a demandé en avril 2011 de garder prisonnier le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo. Seulement à cette époque, il n’existait ni mandat d’arrêt ni enquête de la CPI. Révélations sur une opération aux airs de Françafrique.

Crimes contre l’humanité au Kenya: l’incroyable double jeu du procureur de la CPI

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Luis Moreno Ocampo et Fatou Bensouda, procureurs de la CPI, en juin 2012, à La Haye. © Reuters Luis Moreno Ocampo et Fatou Bensouda, procureurs de la CPI, en juin 2012, à La Haye. © Reuters

En 2010, la Cour pénale internationale accusait six responsables kényans, dont l’actuel chef de l’État, Uhuru Kenyatta, de crimes contre l’humanité commis en 2007. La totalité du dossier s’est depuis effondrée. Notre série Les Secrets de la Cour révèle les intrigues de l’ex-procureur Ocampo qui, après avoir inculpé Kenyatta, a œuvré en coulisses pour lui offrir « une sortie honorable ».

Les secrets de la justice internationale

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François Bonnet et Fabrice Arfi détaillent l'importance de nos révélations sur les conflits d'intérêts et les rémunérations cachés à la Cour pénale internationale.

Cour pénale internationale: le procureur avait des sociétés offshore

Par et Sven Becker (DER SPIEGEL)
Luis Moreno Ocampo, le 3 mars 2011, à la CPI de La Haye. © Jerry Lampen/Reuters Luis Moreno Ocampo, le 3 mars 2011, à la CPI de La Haye. © Jerry Lampen/Reuters

Depuis son bureau de la CPI, le procureur Luis Moreno Ocampo gérait plusieurs sociétés implantées dans les pires paradis fiscaux du monde.

Le business du crime de guerre

Par et Hanneke Chin-A-Fo (NRC)
Le maréchal Haftar, possible suspect de crimes de guerre… © Reuters Le maréchal Haftar, possible suspect de crimes de guerre… © Reuters

Un ancien procureur de la Cour pénale internationale qui défend les intérêts d’un homme d'affaires milliardaire, soutien de potentiels criminels de guerre ? C’est l’exploit réalisé en 2015 par Luis Moreno Ocampo sur fond d’après-guerre en Libye. Moyennant 750 000 dollars.

«Les Secrets de la Cour»: une semaine de révélations

Par et
Les anciens bâtiments de la CPI, à La Haye, où Ocampo a travaillé. © Jerry Lampen/Reuters Les anciens bâtiments de la CPI, à La Haye, où Ocampo a travaillé. © Jerry Lampen/Reuters

Il s'agit de la plus grande fuite de données sur la justice internationale. Plus de 40 000 documents confidentiels obtenus par Mediapart et analysés par l’European Investigative Collaborations, jettent une lumière crue sur les pratiques de la CPI.

Conflits d’intérêts et rémunérations cachées à la Cour pénale internationale

Par et Hanneke Chin-A-Fo (NRC)
Luis Moreno Ocampo (à dr.), ancien procureur de la CPI, le 18 mars 2006. Au premier plan : Fatou Bensouda, l'actuelle procureure © Michael Kooren/Reuters Luis Moreno Ocampo (à dr.), ancien procureur de la CPI, le 18 mars 2006. Au premier plan : Fatou Bensouda, l'actuelle procureure © Michael Kooren/Reuters

L’actuelle porte-parole de la procureure de la Cour pénale internationale (CPI) a été discrètement rémunérée par un banquier new-yorkais pour pousser un dossier concernant la cause des Yézidis, selon des documents obtenus par Mediapart et analysés par l’European Investigative Collaborations (EIC).

Les secrets de la justice internationale

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François Bonnet et Fabrice Arfi détaillent l'importance de nos révélations sur les conflits d'intérêts et les rémunérations cachés à la Cour pénale internationale.

Human Rights Watch: «La CPI a appris de ses échecs»

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Ken Roth © HRW Ken Roth © HRW

Les révélations sur la CPI affaiblissent une institution déjà très critiquée. Mais le directeur de l'ONG Human Rights Watch, Ken Roth, continue de défendre « le seul outil » à même d'empêcher une impunité totale.

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