Victimes de violences sexuelles, de violences policières, de discriminations… À l’image d’Adèle Haenel, Mediapart ne cesse de rencontrer au cours de ses enquêtes des personnes qui ne croient plus en la justice de leur pays, ne la saisissent plus, ou alors sans illusions. Des magistrats, avocats, militants et chercheurs réagissent à ce phénomène.
Deux avocats de Lyon, soupçonnés d’avoir perçu 200 000 euros de rétrocommissions immobilières non déclarées sur des comptes en Suisse, doivent comparaître, jeudi 14 novembre, devant l’Ordre des avocats. Alors qu’il a estimé les faits « parfaitement caractérisés », le parquet général a décidé de ne pas poursuivre, laissant les deux hommes entre les mains de leurs pairs.
De la région parisienne au Puy-de-Dôme, Mediapart a enquêté sur une « petite » série de privatisations d’Ehpad publics vétustes et incapables de financer des travaux. Pas encore une vague. Mais un mouvement inédit.
Mediapart retrace les événements qui ont amené des surveillants à se demander si, la veille du 13-Novembre, des détenus n’étaient pas au courant de l’attentat sur le point de survenir. Deux d’entre eux, depuis leur cellule, communiquaient depuis plusieurs mois avec l’un des futurs tueurs du Bataclan. Premier volet d’une série d’articles consacrée aux djihadistes en détention.
Des leaders d’opinion de la santé censés parler dans l’intérêt des patients servent de porte-parole à l’industrie pharmaceutique dans une tribune publiée dans L’Opinion. Les 86 médecins signataires cumulent depuis 2013 plus de 16 millions d’euros de liens d’intérêts.
Un député de la majorité, Pierre Cabaré, est visé par une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel et moral sur sa suppléante. Quatre anciens collègues confirment les accusations. Mais aucune sanction ou mise en retrait n’a été demandée par LREM.
Les partis politiques refusent souvent de sanctionner des élus accusés de violences à l’égard des femmes. Avec #MeToo, l’embarras grandit dans les états-majors. Mediapart a enquêté dans plusieurs villes de France, notamment à Laval, Lorient, Saint-Nazaire ou Villepreux.
Grâce à la loi Sapin 2 de 2016, la transparence devait progresser sur l’activité des lobbyistes. En partant de l’exemple des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), on découvre qu’elle a ses limites : beaucoup d’informations restent inaccessibles. Surtout quand l’Élysée oppose le « secret des affaires ».
Maire de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin (LR) a attaqué en justice à titre personnel un permis de construire délivré par « délégation du maire », c’est-à-dire lui-même. L'élu s'est désisté après une transaction signée avec le promoteur immobilier. L'opération lui a permis de percevoir environ 100 000 euros.
La mairie d’Évreux (LR) a promu comme directeur de la sécurité un agent aux méthodes contestées, qui n’est même pas policier. Alors qu'opposition et syndicats de policiers municipaux s’inquiètent du silence des autorités, la justice a ouvert une enquête pour port d’armes illicite.