Un député de la majorité, Pierre Cabaré, est visé par une enquête préliminaire pour harcèlement sexuel et moral sur sa suppléante. Quatre anciens collègues confirment les accusations. Mais aucune sanction ou mise en retrait n’a été demandée par LREM.
Les partis politiques refusent souvent de sanctionner des élus accusés de violences à l’égard des femmes. Avec #MeToo, l’embarras grandit dans les états-majors. Mediapart a enquêté dans plusieurs villes de France, notamment à Laval, Lorient, Saint-Nazaire ou Villepreux.
Grâce à la loi Sapin 2 de 2016, la transparence devait progresser sur l’activité des lobbyistes. En partant de l’exemple des GAFAM (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft), on découvre qu’elle a ses limites : beaucoup d’informations restent inaccessibles. Surtout quand l’Élysée oppose le « secret des affaires ».
Maire de La Garenne-Colombes, Philippe Juvin (LR) a attaqué en justice à titre personnel un permis de construire délivré par « délégation du maire », c’est-à-dire lui-même. L'élu s'est désisté après une transaction signée avec le promoteur immobilier. L'opération lui a permis de percevoir environ 100 000 euros.
La mairie d’Évreux (LR) a promu comme directeur de la sécurité un agent aux méthodes contestées, qui n’est même pas policier. Alors qu'opposition et syndicats de policiers municipaux s’inquiètent du silence des autorités, la justice a ouvert une enquête pour port d’armes illicite.
Au Yémen, un site gazier – dont Total est le principal actionnaire et pour lequel la France a engagé des moyens financiers et humains – a été transformé en caserne par les Émirats arabes unis. Selon un rapport publié jeudi par l’Observatoire des armements et SumOfUs en collaboration avec les Amis de la Terre, il servirait de prison secrète.
Un mois après le dépôt d’une plainte pour viol et harcèlement sexuel contre l’avocat Alex Ursulet par une jeune consœur, le parquet de Paris vient d’ouvrir une enquête préliminaire.
Dîners au champagne, soirée avec Macron, doubles remboursements, commandes de truffes fraîches « 1er choix »… De nouveaux documents consultés par Mediapart dessinent le système généralisé dont a bénéficié le député Jean-Jacques Bridey quand il dirigeait la ville de Fresnes et sa petite société d’économie mixte qui a souvent réglé des ardoises sans rapport avec son activité.
À Marseille, le 8 décembre 2018, en marge d'une manifestation des « gilets jaunes », des policiers ont fracassé le crâne de Maria∗, 19 ans, lui blessant gravement le cerveau. Notre enquête sur ces violences révèle, preuves à l’appui, la partialité de l’IGPN, la police des polices, et sa volonté d'enterrer les faits et nier les responsabilités.
À la suite des coups portés à Maria, Mediapart a découvert l’existence de brigades hybrides de policiers, non formés au maintien de l’ordre et chauffés à blanc par une note du ministère de l'intérieur et une hiérarchie considérant qu’en temps « de guerre », tout est permis. Même le RAID a été associé à la mobilisation.