Bachir Saleh, ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi, soupçonné d'avoir financé la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, a bénéficié dès 2008 d'un passe-droit de l'Élysée. Son épouse a obtenu la nationalité française en un temps record - moins de 3 mois -, après intervention directe de l'Elysée.
Mediapart révèle la retranscription du premier échange téléphonique entre Mouammar Kadhafi et Nicolas Sarkozy, le 28 mai 2007. Ce document, issu des archives libyennes, prouve que le président français, à peine élu, a offert sa collaboration sans condition avec le régime libyen, dans les domaines du nucléaire et de l'armement. Bachir Saleh, directeur de cabinet de Kadhafi au cœur des soupçons de financements occultes du clan Sarkozy, est annoncé pour s’occuper des « questions délicates ».
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L'attribution surprise, en 2008, de la construction du stade à Eiffage, pourtant classé deuxième, avait débouché sur une première plainte classée sans suite. Le 22 mai, une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile, va être examinée.
Durant la campagne, François Hollande a gardé la même méthode : une équipe pléthorique, des cercles étanches de conseillers et un noyau de fidèles. A la fin, c’est lui qui a tranché. Et aujourd'hui, de nouveaux visages peuvent prétendre aux plus hauts postes.
L’ex-premier ministre libyen Ali al-Mahmoudi avait prévenu la justice tunisienne dès octobre 2011 de son rôle dans le financement politique de Sarkozy en 2007.
L'affaire des sondages de l'Élysée n'est sans doute pas terminée, malgré l'obstination du pouvoir à l'enterrer. Les activités fructueuses du conseiller Patrick Buisson, dont la société Publifact a commandé une multitude de sondages, restent opaques : l'Élysée refuse de rendre les documents publics, malgré l'injonction du tribunal administratif. Mais de nouvelles procédures sont envisagées.
« Je confirme qu’il existe bien un document signé par Moussa Koussa et qu’un financement a bien été reçu par M. Sarkozy. » L'ancien chef du gouvernement libyen, Baghdadi Ali al-Mahmoudi, confirme à Mediapart via son avocat, l’existence de la note publiée par Mediapart et le déblocage d'une somme de 50 millions d’euros en 2007 par le régime Kadhafi pour Nicolas Sarkozy. La note a été rédigée sous son autorité directe.
Trois policiers ont porté plainte contre l'homme d'affaires Alain Duménil pour insultes. Se disant couvert par une immunité diplomatique, l'intéressé, qui vient par ailleurs d'être condamné à un an de prison avec sursis pour complicité de banqueroute, conteste la compétence de la justice française. Ainsi va la vie des affaires sous Sarkozy : il vient pourtant de percevoir 10 millions d'euros de subsides publics.
L’offensive judiciaire de l’Elysée contre Mediapart peut-elle tenir ? Les deux acteurs sur lesquels s’est appuyé Nicolas Sarkozy pour déposer sa plainte après nos révélations sur les financements libyens en faveur de sa campagne de 2007 sont en difficulté. Bachir Saleh, recherché par Interpol, est réclamé par la Libye. Et Moussa Koussa, visé par des accusations de tortures, aurait fait l’objet au Qatar d’un chantage à l’expulsion vers la Libye s’il ne démentait pas nos informations.
Sur le budget de l'Elysée, donc sur les deniers du contribuable, Nicolas Sarkozy n’a eu de cesse de commander des études d'opinion n'ayant aucun rapport avec la conduite de la Nation. Particulièrement sur l’opposition et sur sa vie privée. Deuxième volet de notre enquête sur les sondages de l'Elysée.