Cinq ans après l'ouverture des négociations pour l'intégration de la Turquie dans l'Union européenne, Bruxelles demande à Ankara d'élaborer une nouvelle constitution qui «garantirait les libertés démocratiques». Le récent référendum ne suffirait donc pas, comme l'espérait un gouvernement turc issu de l'islam politique auquel rien ne résiste. Comment l'AKP a-t-il construit une telle réussite ? Pourquoi continue-t-il à plaider pour intégrer l'Union européenne? Quelle place de l'islam? Enquête à Istanbul.
Après la révélation par Marianne de l'évaluation calamiteuse de la thèse de doctorat des frères Bogdanoff par le CNRS, Mediapart a demandé à l'auteur de L'Imposture scientifique en dix leçons, Michel de Pracontal, de décortiquer les griefs contenus dans le rapport publié ici en intégralité. Enquête.
Derrière les témoignages catastrophés des enseignants nouvelle mouture, lauréats des concours 2010, «jetés dans la fosse au loup» sans formation, certaines organisations universitaires et syndicales craignent une remise en cause des concours de l'enseignement et du statut de fonctionnaire lui-même.
Le patron de France Télécom, Stéphane Richard, négocie avec Canal+ (groupe Vivendi) la cession partielle de ses chaînes de cinéma. L'opération risque de susciter la controverse. Le vendeur a travaillé longtemps dans le groupe qui est candidat au rachat.
Le ministère des finances prépare un décret pour réduire au silence les adhérents de la première association d'épargne française, qui ont fait condamner d'anciens dirigeants. Le dossier est suivi de près par l'Elysée. D'autant qu'on y retrouve un membre du «Premier cercle», cette structure chère à Eric Woerth.
Le mouvement lycéen a encore pris de l'ampleur, vendredi. Mais il peine à s'étendre en dehors des grandes agglomérations. Il s'appuie toutefois sur une poignée de personnes motivées et quelques lycées en pointe.
Depuis deux ans, Mediapart a publié de nombreuses enquêtes sur la dangerosité de cette arme «à létalité réduite», introduite en 1995 par un certain Claude Guéant, aujourd'hui secrétaire général de l'Elysée...
Une note “confidentiel défense” de mars 1993 adressée à Matignon montre que le contrat des sous-marins Agosta au cœur de l'affaire de Karachi était considéré comme «risqué» et «déraisonnable» pour l'Etat. Le marché sera malgré tout signé en toute hâte en 1994 par le gouvernement Balladur, avec l'assentiment de deux ministres: François Léotard, à la défense, et Nicolas Sarkozy, au budget. Révélations.
Le juge qui enquête sur l'affaire de Karachi s'est vu refuser à deux reprises par Guy Teissier, président UMP de la commission de la défense, la communication de documents. Mediapart s'est procuré les courriers échangés. Ils donnent la mesure de la volonté du pouvoir d'empêcher cette enquête de progresser.
Quinze ans après la présidentielle de 1995, on découvre que les rapporteurs du Conseil constitutionnel avaient recommandé le rejet du compte de campagne d'Edouard Balladur, à cause de liasses de billets d'origine douteuse. Les membres du Conseil, pourtant, avaient tout validé.