Après l'Arabie saoudite, Barack Obama est au Caire ce jeudi, pour y prononcer son «adresse au monde musulman». Le choix de l'Egypte constitue un signe fort du soutien renouvelé de la Maison Blanche à un régime pourtant épuisé. Obama va placer au centre de son discours la relance du processus de paix israélo-palestinien. Le régime d'Hosni Moubarak (photo: le président ici avec son fils) veut demeurer l'un des principaux acteurs de ce dossier.
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Jeudi, le président des États-Unis se rend en Égypte pour prononcer une «adresse au monde musulman», annoncée depuis de nombreux mois. Si la Maison Blanche maintient le secret sur le contenu du discours, tout le monde attend d'Obama qu'il ne se contente pas de généralités. Et si le cœur de son discours devrait être la question israélo-palestinienne, il devra également aborder les relations de l'Iran avec ses «annexes» du Hamas et du Hezbollah, et la question de la démocratie dans le monde arabe. Photo: Obama visitant la Mosquée Bleue à Istanbul.
Au Maghreb et au Moyen-Orient, l'essor des médias participatifs bouscule tout. Les chaînes religieuses ? « Un nouveau Vatican II.» Internet ? «Une progression de 700% de nouveaux utilisateurs par an, dans une région où 40% de la population a moins de 25 ans...»
Parus au printemps 2009, deux ouvrages reviennent sur la profonde «révolution» que constitue, pour un monde arabe divisé et empêtré dans ses rigidités politiques, l'essor d'Internet, des télévisions satellitaires et des nouvelles pratiques sociales et religieuses qui en découlent pour la génération née au début des années 1990.
Racha Al-Ameer publie un roman, Le Jour dernier, chez Actes Sud. Ce récit met en scène la confession d'un imam qu'un amour nouveau éveille à la sexualité, avant de le plonger au cœur des luttes internes à l'islam. Ce «jour dernier» c'est aussi, pour Racha Al-Ameer, celui du chaos qui noie le monde arabe et son pays, le Liban, qui votera le 7 juin pour élire ses députés. Entretien.
Malgré les milliers d'utilisateurs enregistrés sur le blog vidéo du président russe Dmitri Medvedev activé à l’occasion du premier anniversaire de son mandat, jeudi 7 mai, les Russes restent sceptiques quant à sa capacité à mener à bien des réformes. Insensible à la multiplication des violences contre les défenseurs de la cause démocratique, tous les signes que donne le troisième président de la Russie laissent à penser qu'il agit dans la droite ligne de son premier ministre Vladimir Poutine, tandis que les lois les plus répressives sont adoptées sans encombre par un parlement contrôlé par le Kremlin.
Plusieurs pays arabes et du Moyen-Orient appliquant la charia, parmi lesquels l'Iran, l'Arabie saoudite ou le Soudan, vont financer les activités d'une antenne de l'Ecole nationale de la magistrature (ENM) au Qatar, selon des documents officiels obtenus par Mediapart. Ce pôle permanent de l'ENM à l'étranger – une première à ce jour – a été voulu par la ministre de la justice, Rachida Dati. Cette antenne de l'ENM aura son siège à Doha, capitale du Qatar, un pays avec lequel la garde des Sceaux semble entretenir des liens privilégiés. Mme Dati est en déplacement ce lundi en Jordanie, l'un des pays appelés à financer ce projet inédit.
Les Algériens de France votent samedi 4 et dimanche 5 avril pour élire le futur président de la République algérienne démocratique et populaire. En Algérie, le scrutin aura lieu le 9 avril. Reporter au quotidien francophone El Watan, l'écrivain Mustapha Benfodil dresse un portait sans concession de l'Algérie contemporaine, nation fertile qui demeure écrasée par un régime totalitaire qui ne dit pas son nom. Entretien.
En Israël, le gouvernement a prêté serment mardi 31 mars, dans l'après-midi, et porté au pouvoir une coalition qui regroupe la gauche travailliste, le parti religieux Shass et l'extrême droite, sous l'égide de Benjamin Netanyahou, leader d'un Likoud arrivé en deuxième position lors des élections du 10 février. Avec au moins 30 ministres, ce gouvernement est le plus large de l'histoire de l'Etat d'Israël.
Alors que la Cour pénale internationale (CPI) a délivré mercredi un mandat d'arrêt contre le président soudanais Omar el-Béchir, les yeux de l’Occident se tournent vers Khartoum, qui peut choisir à terme de jouer le jeu, ou au contraire peut laisser libre cours à la violence, servant ainsi les intérêts de sociétés militaires privées qui lorgnent ce pays en guerre.
Les Israéliens se rendent aux urnes ce mardi pour élire leurs députés, à l'issue d'une campagne électorale très courte, dominée par les questions de sécurité. «Nous allons avoir 30 élus !» – soit un cinquième des 120 députés de la Knesset – clamait ce week-end le président d'Israël Beiteinou, Avigdor Lieberman. Le leader du parti ultranationaliste est la nouvelle vedette des sondages qui créditent en moyenne le Likoud de 25 sièges, Kadima de 22 et le parti travailliste de 15.