La France soutiendra-t-elle la création d’une commission internationale d’enquête sur les crimes de guerre au Yémen ? Ou s’alignera-t-elle sur la volonté de l’Arabie saoudite d’enterrer tout examen de ses actions, afin de garantir les ventes d’armes tricolores ?
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L'Orient Le Jour (Beyrouth) rend compte d'un article de la revue en ligne Orient XXI, qui questionne le cheminement d'armes de la France vers l'Arabie saoudite, en particulier celles utilisées au Yémen, qui rendrait Paris complices de crimes de guerre dénoncés par des ONG...
Dans un entretien au Monde, le directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) souligne qu’une grande partie de la planète subit déjà l’aggravation des phénomènes extrêmes due au réchauffement.
D’après des emails qui ont fuité, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane souhaiterait s’extraire du conflit qu’il a déclenché et qui ne mène à rien, sinon à la multiplication des morts civiles, dont celles de nombreux enfants, comme le souligne un rapport de l’ONU.
Le conflit au Yémen dure depuis maintenant deux ans, à l'abri des regards. 10 000 personnes sont mortes, majoritairement des civils, et l'épidémie de choléra la plus importante au monde se propage. Les reporters du Monde ont pu s'y rendre et livrent un témoignage édifiant.
Chamboulant l’ordre de succession, le roi a confié à son fils Mohammed ben Salman, 31 ans, la direction du pays. Artisan d'un programme de modernisation du royaume il y a un an, c’est lui qui, en tant que ministre de la défense, a engagé la guerre au Yémen. Chassé de ses fonctions, Mohammed ben Nayef, successeur en titre du roi Salman, subit une rare humiliation.
Alors que la coalition militaire emmenée par l’Arabie saoudite menace de détruire le port par lequel transite l’aide humanitaire, contrôlé par les rebelles houthistes, de nombreuses ONG craignent pour le sort de millions de Yéménites.
La corne africaine connaît sa troisième année de sécheresse consécutive. En mars dernier, les Nations unies ont sonné l’alarme, estimant que « plus de 20 millions de gens souffraient de la faim et de la famine » au Soudan du Sud, au Nigeria, en Somalie et au Yémen. Située dans cette région, l’Éthiopie est aussi touchée. Dans ce pays, depuis le début de l’année, il n’est tombé que 15 % des pluies attendues, ce qui a plongé la région Borana (au sud) et la région Somali (au sud-est) dans une grave crise économique et alimentaire qui peut mener à la famine : les familles voient leurs économies disparaître et ne peuvent plus acheter les aliments de base.
L’ONU a sonné l’alarme : 20 millions de personnes sont menacées de famine dans quatre pays, le Soudan du Sud, la Somalie, le Yémen et le Nigeria… Sur France Culture, deux journalistes expliquent pourquoi cette catastrophe n’est pas une priorité des journaux.