Vincent Bolloré est en passe d’arrimer Europe 1 à sa chaîne CNews, qui est devenue un instrument de propagande en faveur d’une fascisation des esprits. Cette opération, qui intervient après l’annonce du rapprochement TF1-M6, dessine le paysage sinistre d’un audiovisuel que la puissance publique abandonne aux puissances d’argent et à la droite radicale.
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Le projet de fusion des groupes TF1 et M6 constitue une atteinte grave aux règles anti-concentration et au pluralisme. Il est aussi le révélateur du laxisme de la puissance publique, qui abandonne le secteur audiovisuel aux puissances d’argent et à la droite radicale.
Le président du groupe d’édition et de presse accepte de renoncer à la commandite qui lui assurait une totale impunité de gestion. C’était le point d’accord le plus facile à trouver entre Bernard Arnault et Vincent Bolloré, qui se disputent le contrôle du groupe depuis un an.
Contrôlant 75 % du groupe d’ingénierie Egis, la Caisse des dépôts (CDC) impose à l’entreprise de distribuer à ses actionnaires 82,7 millions d’euros en dividendes, soit 100 % de ses bénéfices de 2019 et 2020. D’ordinaire, seuls les fonds rapaces siphonnent à ce point-là la richesse créée par les sociétés qu’ils contrôlent.
Après Le Parisien, contre un éditorial en défense de Nicolas Sarkozy au lendemain de sa condamnation, la colère se propage dans d’autres journaux, comme Paris Match, Le JDD ou Ouest-France.
Il faut prendre la mesure de l’événement qui s’est produit avec la condamnation de Sarkozy dans l’affaire « Bismuth ». La France est un pays malade de sa corruption et les affaires nous tendent un miroir dont il va bien falloir un jour affronter le reflet.
Le milliardaire breton avait négocié avec le Parquet national financier un plaider-coupable assorti d’une simple amende de 375 000 euros, dans une affaire de corruption en Afrique. Mais le tribunal de Paris a refusé, vendredi 26 février, d’homologuer cet accord, jugé trop favorable à Vincent Bolloré.
Coups tordus, bluff, enchères délirantes : Mediapart révèle les coulisses de l’irruption du géant sino-espagnol, dirigé par une ex-figure du trotskisme, sur le marché français des droits TV du football, puis son naufrage. Une invraisemblable saga qui révèle que ce sport est désormais à l’image du capitalisme financiarisé et peut être gravement déstabilisé par des bulles spéculatives.
Une nouvelle vague de propos haineux dans l’audiovisuel a suivi l’attentat de Conflans, après une rentrée médiatique déjà largement dominée par la rhétorique de l’extrême droite. Le CSA aurait-il renoncé à jouer son rôle de régulateur ?
Les propos sur CNews d'Éric Zemmour, condamné à trois reprises pour incitation à la haine, sur les migrants mineurs ont déclenché un nouveau tollé. Rien d’anormal pourtant puisqu’il est payé pour « renverser la table » par la chaîne de Bolloré.