La pêche à terre, au Guilvinec

« À force d'enchaîner les allers-retours en Pays bigouden, il a fallu nous rendre à l'évidence : avec Catherine, nous voulions y vivre, raconte Stéphane Lavoué. En prenant comme fil rouge ce projet de “pêche à terre” sur le quartier maritime du Guilvinec, j'ai cherché une forme photographique susceptible d'exprimer au plus juste ce qui avait motivé une telle décison. J'ai essayé le reportage sous sa forme la plus classique, mais très vite, j'ai été confronté à l'iconographie de la pêche, à tous ces éléments de “décors” (bateau, poisson, filets, quais…) qui renvoient immédiatement à un lexique visuel trop précis, trop évocateur. J'ai alors décidé de créer mon propre lexique, fait de portraits, de paysages et de natures mortes. Et c'est en associant ces images, indépendamment de leur sujet, que je suis parvenu à retranscrire l'essentiel des émotions que je peux vivre ici, en Pays bigouden. »

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  1. Stéphane Lavoué est resté à quai pour témoigner d’une réalité trop souvent oubliée : un emploi de marin crée quatre emplois à terre. Il est alors entré dans les chantiers navals, les forges marines, les ateliers de marée, les conserveries pour mettre en lumière ces hommes et ces femmes qui travaillent dans l’ombre.

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