Le président de la République a troublé jusqu’à ses propres diplomates en multipliant les positions paradoxales sur la guerre à Gaza. Il réfléchit à une initiative pour revenir au centre du jeu. D’autres le pressent d’attendre, tétanisés par la résonance intérieure du conflit.
Le président chinois a participé mardi 21 novembre à un sommet virtuel des Brics, présidé par l’Afrique du Sud, sur la situation à Gaza. Depuis le 7 octobre, Pékin dénonce l’attitude d’Israël et des Occidentaux. Quel rôle peut jouer la Chine dans la crise ? Entretien avec la chercheuse Camille Lons.
Après l’affaire des étoiles de David tagués en région parisienne, trois experts décryptent pour Mediapart ce qui est un moyen très classique de propagande russe depuis près d’un siècle : attiser l’antisémitisme au sein de la population d’un pays ciblé.
La riposte disproportionnée menée par les forces armées israéliennes dans la bande de Gaza en réponse aux attaques meurtrières du Hamas est à l’origine de débats croissants, y compris chez les alliés d’Israël, sur l’opportunité de continuer à vendre ou donner des armes à l’État hébreu.
Treize organisations internationales ont regretté l’absence « de consensus sur un cessez-le-feu immédiat », jeudi 9 novembre, à l’issue de la conférence initiée par le président français. « Ça ne sert à rien de promettre des milliards si l’aide humanitaire ne peut pas rentrer », dit un de leurs responsables.
Selon l’ancien ambassadeur Yves Aubin de la Messuzière, spécialiste du monde arabe, Emmanuel Macron, qui entend tout décider seul, adopte avec la question du Proche-Orient une posture « jupitérienne ». Au prix du discrédit international de la France.
Le rapport annuel de la délégation parlementaire au renseignement (DPR) tire la sonnette d’alarme à propos des ingérences étrangères dont serait victime la France. Sacha Houlié, le président de la délégation, évoque une « nouvelle ère froide ».
Durant quelques heures dans l’État hébreu, Emmanuel Macron a fait à nouveau part de son soutien total à Israël. Le président de la République a même proposé « que la coalition internationale contre Daech puisse lutter aussi contre le Hamas ». Au milieu de cette rhétorique, la question palestinienne, elle, semble secondaire.
Notre émission consacrée aux questions militaires, « Retex », s’arrête cette semaine sur l’armée israélienne : sa faillite à prévenir les attaques du Hamas le 7 octobre dernier, la riposte disproportionnée qu’elle a lancée à Gaza et ce qui influe – ou non – sur sa stratégie.
L’armée israélienne a annoncé, samedi, qu’elle préparait une « attaque par voie aérienne, maritime et terrestre » sur la bande de Gaza. Si elle a lieu, cette opération en milieu urbain risque d’être particulièrement meurtrière, éprouvante, et sera largement compliquée par le vaste réseau de galeries souterraines du Hamas.
L’Égypte fait profil bas, avec l’espoir de conserver son rôle privilégié de médiateur entre le Hamas et le pouvoir israélien. Le recentrage des négociations sur l’ouverture du poste-frontière égyptien avec Gaza, bombardé par l’armée israélienne, préoccupe toutefois les autorités.
L’autocratie pétrolière, régulièrement mise en cause par les organisations de défense des droits humains, s’appuie toujours sur les relais de quelques élus au Parlement pour redorer son blason et pousser ses éléments de langage dans le conflit avec l’Arménie.
À quoi sert le « secret-défense » ? À protéger des agents en mission ou à protéger des intérêts commerciaux ? À garantir la réussite d’une opération ou à cacher des compromissions ? Éléments de réponse avec des militaires, en pleine affaire Sirli.
Avec la guerre contre l’Ukraine, la Russie de Vladimir Poutine s’est construite en symbole de la résistance contre la domination des États-Unis, et instrument de revanche du monde non-occidental. Devant les Nations Unies, Joe Biden a du en tenir compte et s’adresser au « Sud global ».
Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le président ukrainien a assuré que l’agression russe contre son pays, si elle restait impunie, aurait des conséquences sur la paix et la stabilité mondiales. Il y a rencontré le président brésilien Lula.
Le livre « Wagner, enquête au cœur du système Prigojine » retrace minutieusement l’histoire et le fonctionnement du groupe de mercenaires le plus connu du monde. Et rappelle que malgré son aura de mystère, le groupe Wagner est un système qu’il est possible de décortiquer.