Lundi 23 avril, Justine Brabant était l’invitée de « Abonnez-vous ». Journaliste du pôle International de Mediapart, elle co-anime l’émission « Retex » avec Fabien Escalona et revient d’un reportage en Ukraine.
C’est l’un des effets collatéraux de la guerre en Ukraine : la Pologne a gagné en influence sur la scène européenne et son premier ministre Mateusz Morawiecki n’hésite pas à critiquer vigoureusement Emmanuel Macron de retour de Chine.
Le président français s’est rendu en Chine, de mardi à samedi, avec l’objectif de persuader Xi Jinping de ramener à la raison Vladimir Poutine sur l’Ukraine. Mais dans l’avion du retour, c’est sur le dossier taïwanais qu’Emmanuel Macron a trébuché, reprenant un argumentaire chinois.
Le projet de loi de programmation militaire, qui fixe le budget et les objectifs de la politique de défense française pour la période 2024-2030, a été publié mardi. Parmi les grandes lignes : 58 milliards d’euros pour l’arme nucléaire, recours généralisé aux drones kamikazes, doublement du volume de la réserve.
En 2018 et 2019, Pierre-Henri Chuet, pilote de l’aéronavale, s’est rendu en Chine pour former des militaires chinois. Le « conférencier », invité régulier des chaînes d’information, dément toute activité illégale. Les autorités françaises affirment vouloir mettre un terme à ce genre de pratiques.
Le chercheur Kevin Limonier explique pourquoi l’invasion de l’Ukraine n’a pas été accompagnée d’attaques spectaculaires sur les infrastructures numériques. Il détaille, surtout, comment la Russie est passée maîtresse dans un autre domaine : la manipulation des routes de l’Internet.
Le président chinois Xi Jinping est en visite officielle à Moscou pour la première fois depuis l’agression russe en Ukraine. Si la Chine se pose en faiseuse de paix, elle soutient Vladimir Poutine et tient à préserver son partenariat stratégique avec la Russie face aux Américains et aux Occidentaux.
Les armées se sont vu promettre 413 milliards d’euros, dans le cadre de la loi de programmation militaire pour les années 2024-2030. Invité de « Retex », l’universitaire et haut fonctionnaire Louis Gautier revient sur l’ampleur de cette somme et les transformations du modèle d’armée français.
L’accord entre l’Arabie saoudite et l’Iran annoncé vendredi à Pékin, sous l’égide de la Chine, marque un changement d’époque. La puissance asiatique va désormais au-delà d’un rôle purement économique dans une région marquée par les conflits et se pose en médiatrice diplomatique. Une évolution rendue possible par l’effacement états-unien.
La politiste Manon-Nour Tannous revient sur les dilemmes du rapport à l’autre dans les relations internationales, entre froids calculs d’intérêts et préoccupations éthiques. Cette spécialiste de la Syrie vient de publier un ouvrage collectif à ce sujet, « Fréquenter les infréquentables ».
Le ministre des armées a nommé l’ancien délégué général de l’armement Laurent Collet-Billon à la tête d’une mission pour augmenter la production d’obus de 155 mm. Sans dire que ce dernier travaille pour une entreprise qui est justement spécialisée dans la production de ces munitions.
Un groupe de combattants pro-ukrainiens aux sympathies néonazies a revendiqué, jeudi 2 mars, une incursion sur le territoire russe, dans la région de Briansk. Selon Moscou, deux civils auraient été tués.
Avant de débuter une tournée dans quatre pays africains, le chef de l’État a prononcé un discours qui se voulait important sur l’avenir de la politique française vis-à-vis du continent. Il a surtout multiplié poncifs et contre-vérités, et s’est montré une fois de plus incapable de dresser un bilan lucide de ses échecs.
L’Otan s’élargit, l’industrie de défense américaine tourne à plein régime... Mais selon l’historienne Maya Kandel, Washington n’a pas forcément intérêt à la prolongation d’un conflit qui percute la priorité accordée à la compétition avec la Chine.
Le président russe a annoncé que son pays suspendait sa participation au traité bilatéral limitant les arsenaux des États-Unis et de la Russie. L’annonce ne signifie pas que Moscou s’apprête à mener une frappe nucléaire, mais fait craindre une nouvelle course aux armements.
Les États-Unis et l’Europe ont redit, lors de la 59e conférence internationale sur la sécurité débutée vendredi 17 février en Bavière, leur intention d’accélérer dans le renforcement de la puissance militaire de l’Ukraine, avec, en toile de fond, les récentes tensions sino-américaines.