Un rapport de la Cour des comptes détaille les moyens humains et matériels des armées françaises utilisés pour soutenir les exportations d’armes françaises à l’étranger – pour le plus grand bénéfice des industriels, mais parfois au détriment de l’équipement et des compétences des soldats.
Historiquement, les gauches ont défendu une répartition plus équitable de la puissance sur la scène internationale. Mais alors que cet objectif semble se réaliser, les voies de l’émancipation semblent plus bouchées que jamais. Réflexions sur un paradoxe apparent.
Alors que les débats sur les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine sont toujours vifs, en quoi consiste concrètement l’aide militaire française ? C’est le sujet du premier numéro de « RETEX », notre nouvelle émission sur les questions militaires. Le chercheur Léo Péria-Peigné en est l’invité.
Le Royaume-Uni a décidé de livrer quelques-uns de ses chars de combat Challenger 2 à l’Ukraine. Mais les autres alliés de Kyiv ont échoué, vendredi, à trouver un accord pour en envoyer davantage. Une condition pourtant indispensable à un vrai impact sur le terrain, assurent plusieurs experts.
La période de domination incontestée des États-Unis est close, mais au profit de quel ordre du monde ? Que l’on parle de multipolarité ou de bipolarité, ou que l’on récuse ces termes, la configuration internationale actuelle se distingue de toutes celles que l’on a déjà connues.
En annonçant le 4 janvier la livraison prochaine de blindés AMX-10 RC à l’Ukraine, la France, jusqu’ici critiquée pour la faiblesse de son aide militaire, a réussi à s’afficher comme un allié qui compte, et à entraîner l’Allemagne et les États-Unis dans son sillage.
Les enjeux internationaux sont le terrain sur lequel les membres de la Nupes assument le plus volontiers leurs désaccords. Ceux-ci se sont matérialisés à l’occasion de plusieurs votes liés au conflit en Ukraine. Mediapart a réuni un député insoumis et une députée socialiste pour s’en expliquer.
Victime d’un syndrome psychotraumatique à la suite d’une mission au Mali, un ancien sous-officier français spécialisé dans le renseignement raconte comment il a « tout perdu ». Son sort rappelle les difficultés qui entourent encore la prise en charge des « blessures invisibles » dans les armées.
Désinvolture ? Indifférence ? Volonté de ne pas gêner un gouvernement ami ? Emmanuel Macron et le Quai d’Orsay ont été incapables de convaincre Israël, ou de le contraindre à respecter le droit international dans le dossier de l’avocat franco-palestinien.
S’il rappelle surtout la Première Guerre mondiale, le recours aux tranchées a eu lieu sur bien d’autres terrains. En Ukraine, il n’est ni nouveau ni surprenant. Mais sa complexité en fait une opération qui apporte au moins autant de problèmes qu’elle en résout.
Des frappes, très vraisemblablement menées par des drones ukrainiens, ont atteint le 5 décembre deux aérodromes militaires russes situés à plus de 500 kilomètres de la frontière ukrainienne – et pour l’une, à une centaine de kilomètres de Moscou. Le chercheur Joseph Henrotin analyse la portée de ces bombardements.
Le Kremlin a lâché l’ombre en sa possession, la basketteuse américaine Brittney Griner, pour la proie russe emprisonnée outre-Atlantique : Viktor Bout. Le système Poutine a ainsi montré à quel point il tenait à libérer un marchand d’armes au destin symptomatique.
Une partie de la gauche radicale aborde la guerre en Ukraine avec des grilles de lecture vieillottes. Celles-ci négligent excessivement la nature des régimes en compétition sur la scène internationale.
Quelques voix s’élèvent pour estimer que la reprise de la ville de Kherson le 11 novembre par les forces armées ukrainiennes ouvre une opportunité pour négocier, en position de force, avec Moscou. Ces positions restent pour le moment minoritaires.
La « Revue nationale stratégique », important document d’orientation sur les questions de défense, a été présentée le 9 novembre par Emmanuel Macron. Députés et sénateurs n’ont eu que quelques jours pour transmettre leurs contributions – qui n’ont, dans leur écrasante majorité, pas été retenues.
Le ministre des armées Sébastien Lecornu a rendu visite, jeudi 3 novembre, aux troupes françaises déployées en Roumanie dans le cadre de l’opération Aigle. Derrière les belles images, des soldats déplorent une logistique défaillante et des conditions de vie indignes.