Faut-il soutenir l’Ukraine, et si oui, à quelle hauteur ? Face aux ambitions russes, faut-il accélérer la création d’une défense européenne autonome des États-Unis ? Dans « À l’air libre », débat entre Aurélien Saintoul et Anna Pic, membres de la commission de la défense de l’Assemblée nationale.
Quatre ans après la remise de son rapport sur la colonisation et la guerre d’Algérie, l’historien revient sur la détérioration sans précédent des relations entre Paris et Alger. « La crise la plus grave depuis l’indépendance », dit-il.
Tenté de tempérer les ardeurs de son ministre de l’intérieur, Emmanuel Macron s’est attiré les foudres de la droite et de l’extrême droite, qui lui reprochent de « céder » à Alger. Faute de traduction en actes, la position présidentielle n’a encore rien réglé à la situation.
En dépit de ce qu’il peut dire sur sa volonté de « négocier », Vladimir Poutine n’est pas prêt à baisser les armes, car il n’a pas atteint son objectif : contrôler le destin politique de sa voisine et contribuer à y installer un régime « ami » de Moscou.
« Riposte graduée », « humiliation », « rapport de force » : Bruno Retailleau fait monter la tension envers l’Algérie, dont le pouvoir ne cesse de se raidir. Quelles sont les vraies raisons de cette escalade ? Peut-on en sortir, et comment ?
Emmanuel Macron a posé des mots graves sur la situation internationale, mercredi 5 mars, lors d’une allocution télévisée. Actant le début d’une « nouvelle ère » où « la menace revient à l’est », le chef de l’État a tenté de préparer les esprits à des choix budgétaires radicaux pour financer l’effort de défense.
L’arsenal nucléaire français est censé protéger les « intérêts vitaux » du pays. Remise en avant par Emmanuel Macron, la « dimension européenne » de ces intérêts vitaux suscite une grande méfiance parmi des forces très différentes de l’opposition. Mais de quoi parle-t-on ?
Sans le parapluie des États-Unis et face à un voisin menaçant comme la Russie, les pays européens sont-ils démunis ? Plusieurs raisons justifient un effort de défense, mais l’argent ne peut pas tout.
Le président des États-Unis a décidé de suspendre l’aide militaire à l’Ukraine, pourtant décisive pour la défense du pays. Les Ukrainiens ont tenté de montrer leur bonne volonté quelques heures plus tard, en proposant « une trêve » dans les airs et en mer, malgré le choc de cette « trahison ».
La « Riviera du Moyen-Orient » que Trump voulait créer dans le territoire palestinien après en avoir expulsé les habitants ne verra sans doute pas le jour. Les pays arabes réunis en sommet mardi 4 mars proposent une alternative, tandis que Nétanyahou affronte de multiples mises en garde.
Frédéric Charillon vient de publier « Géopolitique de l’intimidation ». Selon le spécialiste des relations internationales, les Européens ont des ressources pour résister à la brutalité des « hommes forts » qui piétinent le droit international et le multilatéralisme.
Réunis le 2 mars lors d’un sommet qui devait symboliser leur sursaut face aux assauts de Donald Trump, les dirigeants de plusieurs États européens ont assuré l’Ukraine de leur soutien, mais sans parvenir à acter qu’il faudrait désormais compter sans les États-Unis.
Mediapart livre la retranscription des échanges du chef d’État ukrainien avec le président et le vice-président américains devant la presse, le 28 février, dans le bureau Ovale. Un dialogue de sourds humiliant et lourd de menaces.
Le sermon plein de morgue infligé au président Zelensky par son homologue américain révolte le pays agressé, ulcéré que Washington confonde bourreau et victime. Même les voix critiques du chef de l’État le soutiennent publiquement.
Les progrès de l’intelligence artificielle ont rendu imaginable le développement de « robots tueurs ». La France est officiellement contre, mais ouvre de plus en plus la porte à des exceptions. Entretien avec la chercheuse Laure de Roucy-Rochegonde, spécialiste de la question.
Pour le maître de conférences en politique internationale Pierre Haroche, la spectaculaire altercation entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky a le mérite de clarifier les intentions du président américain vis-à-vis de l’Ukraine, mais aussi des Européens, qui vont devoir apprendre à « se débrouiller tout seuls ».