Depuis son périple en Asie, et notamment son escale à Pékin, le président américain est l'objet de vives critiques. On lui reproche la stagnation apparente de nombreux dossiers et une attitude trop prudente sur les questions internationales. Cela ressemble avant tout à un procès en impatience de ceux qui ont placé leurs attentes en lui. Parti pris.
Un ministre franco-allemand ! Nicolas Sarkozy veut du grand et du symbolique pour recoller les morceaux de la relation franco-allemande. Depuis des mois, l'ancien ministre de la culture Jack Lang est candidat officieux à la fonction. Mais à Berlin, Angela Merkel n'est pas emballée. Interrogé par Mediapart, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes, Pierre Lellouche met en avant des «problèmes juridiques et constitutionnels» et estime qu'il y a «des choses plus lourdes à faire». Il ne veut pas plus entendre parler de Jack Lang. La trouvaille présidentielle a du plomb dans l'aile...
«Il nous faut un soutien de la France, des Français, sans quoi c'en sera fini de nous», confiait à Mediapart le journaliste et opposant tunisien Taoufik Ben Birk, la veille de son arrestation, jeudi 29 octobre. Du fond de sa geôle, Ben Brik peut toujours attendre: Sarkozy n'a pas hésité à transmettre ses «félicitations» à Ben Ali pour sa réélection, au mépris des rapports alarmistes des ONG et de Reporters sans frontières. L'UMP reste muet, ou colporte le pire (voir la vidéo), le PS demeure très discret. Parti pris.
En dépit de l'absence de progrès sur les questions du gel des colonies et de la reconnaissance d'Israël par les pays arabes, l'administration américaine a apparemment décidé de s'orienter vers des négociations sur les sujets les plus délicats: frontières, Jérusalem, retour des réfugiés palestiniens. Quitte à échouer.
Après une nouvelle passe d'armes entre Nicolas Sarkozy et Mahmoud Ahmadinejad à l'assemblée générale de l'ONU, les trois dirigeants américain, britannique et français ont dénoncé, vendredi 25 septembre, l'existence d'une seconde usine d'enrichissement en Iran.
Neuf soldats de l'Otan et de l'armée américaine ont été tués samedi et dimanche en Afghanistan. Parmi eux, un Français. Lundi matin, une attaque à la bombe a fait au moins douze morts dans la ville d'Hérat. Ce dimanche, un rapport de parlementaires britanniques est accablant pour l'opération menée par l'Otan et l'armée américaine: stratégie «incohérente», missions confuses, éparpillement des moyens. C'est un rapport de plus... Deux précédents, en avril et en juin décrivaient déjà la montée en puissance des forces talibanes et leur bonne organisation face à une coalition internationale qui, après presque huit années de guerre, apparaît défaite. Photo: soldats français dans la région de Kapisa (EMA).
Jamais autant de soldats américains et britanniques ne sont morts durant une période d'un mois depuis le début du conflit. L'offensive contre les Talibans dans la vallée d'Helmand est en partie responsable, mais c'est aussi le durcissement du conflit qui est en cause, avec le recours à des techniques importées d'Irak.
Le sommet de Moscou entre les présidents russe et américain était surtout l'occasion de relancer la coopération entre les deux pays après des années de confrontation sous George Bush. Pour ce faire, quoi de mieux qu'un bon vieil accord sur la réduction des armements nucléaires? Alors que les traités START, issus de la fin de la guerre froide, expirent, une nouvelle et forte réduction des arsenaux nucléaires est décidée: passer, pour chaque pays, d'environ 8.000 têtes nucléaires à 1.600 en sept ans.
Les Etats-Unis ont officiellement retiré leurs «troupes de combat» des villes irakiennes depuis mardi 30 juin. En réalité, plus de 130.000 soldats américains demeurent sur place et l'avenir politique du pays reste toujours figé, le premier ministre al-Maliki ayant choisi de consolider son pouvoir plutôt que de réconcilier les Irakiens.
Depuis l'élection de Barack Obama, la position des États-Unis à l'égard de l'Iran et de son programme nucléaire s'assouplit. Il est question de négociations directes et sans «pré-conditions» pour sortir d'années de blocage. La position française, elle, définie au temps de George Bush reste inchangée: Paris campe sur une ligne ferme, jugeant l'attitude américaine empreinte de naïveté. Ce décalage s'explique par la présence d'«idéologues durs» dans l'entourage de Nicolas Sarkozy.
Barack Obama a prononcé aujourd'hui un des discours les plus attendus de sa jeune administration. Depuis l'université du Caire, en Égypte, il a délivré une «adresse au monde musulman» qui vise à relancer les relations entre les États-Unis, les pays et la population de l'arc islamique. «Je suis venu chercher un nouveau départ entre les Etats-Unis et les musulmans à travers le monde», a-t-il déclaré, «un cycle de méfiance et de discorde doit s'achever». Il a aussi esquissé ce que sera la nouvelle politique américaine au Proche-Orient. «La situation des Palestiniens est insupportable», a-t-il déclaré, demandant fortement un arrêt des colonies israéliennes en Cisjordanie.
En recevant lundi 18 mai le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou à la Maison Blanche, le président des États-Unis entame un cycle de consultations qui va aboutir à un grand discours à l'attention du monde musulman, le 4 juin au Caire. Après des mois de politique discrète, Barack Obama montre qu'il a l'intention de s'emparer à bras-le-corps du dossier israélo-palestinien. D'ores et déjà un désaccord est là entre gouvernement israélien et Maison Blanche: le dossier iranien.
Le collectif des familles de victimes de l'attentat de Karachi (photo) met l'Elysée sous pression. Dans une lettre envoyée le 8 mai au président de la République, les familles demandent à Nicolas Sarkozy de «passer aux actes» et «d'affirmer la réelle volonté de l'Etat français de voir ce dossier avancer». Elles souhaitent que le chef de l'Etat évoque cette affaire avec son homologue pakistanais, Azif Ali Zardari, vendredi 15 mai. La justice enquête sur de nouvelles pistes concernant les mobiles de l'attentat. Celles-ci pourraient mener jusqu'aux sommets de la classe politique et militaire pakistanaise. Mais également faire resurgir de sombres règlements de comptes franco-français.
En visite en France, le premier ministre irakien Nouri Al-Maliki (photo) a rencontré le Medef pour tenter de «vendre» son pays aux chefs d'entreprise de l'Hexagone. En restant confus sur les conditions d'investissement, face à des patrons fort prudents, on peut douter au terme de cette prestation que le renforcement de la relation franco-irakienne passera par l'économie.
Si, dans son rapport annuel sur la Chine, le département américain de la défense estime que le développement militaire du pays menace l'équilibre régional en Asie, le poids du géant asiatique dans les dépenses mondiales reste limité. Ce qui importe surtout à l’empire du Milieu, c’est de sécuriser ses approvisionnements en pétrole depuis le Proche-Orient et l’Afrique. La multiplication des actes de piratage sur des cargos chinois a ainsi servi de prétexte à l’establishment militaire pour exiger une croissance à deux chiffres de son budget.
Un député qui débite des cochonneries sans le savoir au premier ministre Jean Charest de passage à Paris, un président de la République décorant le même en lui sortant tout ce qui lui passe par la tête sur le souverainisme forcément haineux et sectaire: sus au Québec! Voilà l'image qu'a donnée la France au début du mois, alors que la Belle Province ne décolère pas depuis bientôt dix jours. Exploration de ce petit angle mort de la globalisation communicationnelle.