«Nous sommes soumis à un chantage émotionnel ancré dans une illusion technologique»: Rony Brauman a été l'un des premiers à critiquer la guerre en Libye décidée par Sarkozy «dans des conditions baroques». Entretien réalisé par Joseph Confavreux.
Un avion français a réalisé une première frappe samedi en fin d'après-midi, selon le ministère de la défense. Sur le terrain, le cessez-le-feu annoncé vendredi par Kadhafi n'était pas respecté. Les forces loyalistes ont pilonné samedi matin le fief rebelle de Benghazi.
Les Allemands sont contre, leur gouvernement ne participera donc pas à une intervention militaire en Libye. Malgré quelques vives critiques de la presse, la décision de la coalition d'Angela Merkel est approuvée par les sociaux-démocrates et les Verts.
Sans l'appui des États-Unis, la résolution du Conseil de sécurité de l'ONU, autorisant une intervention militaire contre le régime libyen, n'aurait pas abouti. In extremis, la Maison Blanche a fini par se ranger aux côtés de la France et de la Grande-Bretagne.
Pressé par certains à Washington de mettre en place une zone d'exclusion aérienne pour empêcher Kadhafi de bombarder les insurgés, le président des États-Unis hésite car un tel engagement serait sans retour. C'est toute une politique régionale qui doit être redéfinie en urgence.
La politique de la main tendue au colonel Kadhafi, revendiquée dès l'été 2007 par Nicolas Sarkozy, se révèle désastreuse. Il en avait pourtant fait son credo, au nom de la lutte contre le terrorisme. Le chef de l'Etat français pariait sur moult contrats.
La ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, et son compagnon, Patrick Ollier, ministre chargé des relations avec le parlement, ont livré ces derniers jours à Mediapart des explications contradictoires sur leur emploi du temps du 27 décembre en Tunisie. Ce jour, MAM aurait rencontré en pleine répression sanglante de la révolution deux représentants du régime Ben Ali. Notre enquête.
Dans un discours prononcé au CAPE à Paris, l'ancien ministre des affaires étrangères a implicitement critiqué le manque d'enthousiasme et la frilosité du gouvernement actuel face aux révolutions tunisienne et égyptienne.
Un millier de Tunisiens se sont rassemblés samedi devant l'ambassade de France à Tunis pour exiger une nouvelle fois le départ de l'ambassadeur, en poste depuis quatre jours.
Même si les États-Unis ont penché au dernier moment en faveur des manifestants égyptiens, Washington ne s'est pas encore résolu à suivre ses beaux discours quand ses intérêts immédiats sont en jeu.
Alors que la tension diplomatique ne retombe pas entre Paris et Mexico sur le cas de la Française, les éditorialistes reviennent bien sûr sur la démesure de la réaction française, mais aussi sur les problèmes de sécurité et de corruption qui minent le Mexique.
Parmi les soutiens socialistes du président sortant, il y a les vieux amis, comme Henri Emmanuelli. Et il y a des proches de Dominique Strauss-Kahn qui se sont rendus à Abidjan pendant la campagne. Plongée dans un PS que la question ivoirienne continue d'embarrasser.
Le sénat a ratifié le traité américano-russe de désarmement nucléaire START. Pour l'obtenir, Obama a bénéficié du soutien anciens grands républicains: Colin Powell, de Henry Kissinger, et même George Bush sénior.
Une nouvelle évaluation de la stratégie américaine en Afghanistan a été rendue publique par la Maison Blanche. Sans surprise, elle évoque des progrès, mais un certain pessimisme transparaît entre les lignes, anticipant un début de retrait pour l'été 2011. La gauche du parti démocrate s'impatiente.
Les révélations de centaines – et bientôt de centaines de milliers – de câbles diplomatiques américains par le site internet a agité toute la planète. Mais, en changeant ses méthodes de diffusion, WikiLeaks prête le flanc à la critique.