Après avoir promis durant des années de franchir le pas « le moment venu », la France va reconnaître l’État de Palestine, lundi 22 septembre à New York. L’aboutissement d’une longue hésitation d’Emmanuel Macron et une victoire au goût amer pour la cause palestinienne.
La reconnaissance par la France de la Palestine est une étape nécessaire. Mais en l’absence de mesures fortes de rétorsion contre Israël, elle restera lettre morte. En n’empêchant en rien la guerre génocidaire de se poursuivre, elle laisse patente la question de la responsabilité, et donc de la complicité de Paris.
Alors que la France va être le 154e pays à reconnaître l’État de Palestine, après le Royaume-Uni, le Canada et l’Australie ce dimanche, des voix s’élèvent pour mettre en garde contre des reconnaissances « sèches », sans sanctions contre Israël.
L’Estonie a dénoncé, vendredi, la violation de son espace aérien par trois avions de chasse russes, et demandé des consultations avec ses alliés en vertu de l’article 4 de l’Otan. Depuis l’incursion d’une vingtaine de drones russes en Pologne, l’alliance militaire a choisi de systématiquement pointer publiquement ces incidents.
Les attaques de drones kamikazes russes en Pologne et en Roumanie ravivent les débats sur la meilleure manière de répondre aux intimidations de Moscou. Des voix critiques, de plus en plus audibles, invitent les États membres de l’alliance militaire à davantage montrer leur force.
Le 6 septembre 2015, trente ans après l’attentat des services secrets français contre le navire amiral du mouvement écologiste Greenpeace, l’homme qui coula le Rainbow Warrior parlait, enfin, sur Mediapart. Pour les quarante ans, nous rediffusons en accès libre la vidéo de cet entretien avec le colonel Jean-Luc Kister et l’article qui accompagnait cette révélation.
Après l’incursion de drones russes considérée comme un « acte d’agression » par la Pologne, le chercheur Yohann Michel revient sur ce que l’on sait de cet épisode et commente la décision française d’envoyer trois avions Rafale patrouiller dans le ciel polonais.
Lorsqu’il était à la tête du ministère des armées, le désormais premier ministre a fidèlement mis en œuvre la feuille de route d’Emmanuel Macron. Quitte à endosser sans réserve les aspects les plus problématiques de la politique internationale du président français.
Près d’une vingtaine de drones auraient violé l’espace aérien polonais, sans que l’on sache s’il s’agit d’une attaque délibérée, d’une manœuvre d’intimidation ou d’une incursion accidentelle. L’armée polonaise en a neutralisé certains, aidée d’avions néerlandais. Une première depuis 2022.
Mediapart s’est procuré le rapport 2025 sur les exportations d’armement de la France. Avec 21,6 milliards de commandes, l’industrie militaire a connu sa deuxième meilleure année. Dans le même temps, les exportations à destination de l’État hébreu ont atteint un montant inégalé depuis huit ans. Et ce malgré le génocide en cours.
Le sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai a permis au dirigeant chinois de se poser comme le défenseur du multilatéralisme, malmené par le président états-unien. Et d’accélérer le rapprochement avec son homologue indien, Narendra Modi, cible de la politique douanière de Washington.
Washington a décidé d’empêcher les dignitaires de l’Autorité palestinienne et de l’OLP d’assister à l’Assemblée générale des Nations unies. Les États-Unis refuseront aussi désormais l’entrée aux Palestiniens qui voudraient étudier, travailler, se soigner ou visiter leurs proches.
Le président russe participe au sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai qui se tient en Chine et doit notamment aborder la question de la guerre en Ukraine. Au même moment, les attaques se poursuivent sur le territoire ukrainien.
Pour obliger la République islamique à respecter ses engagements, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne ont décidé d’enclencher le « snapback », avec la volonté d’isoler encore davantage le régime iranien. À Téhéran, des partis et des personnalités osent demander la fin de l’enrichissement de l’uranium.
Dans une lettre à Emmanuel Macron, l’ambassadeur états-unien à Paris dénonce « l’absence d’action suffisante » du gouvernement « face à la flambée de l’antisémitisme en France ». Des accusations « inacceptables », selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères français.
Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères, a assuré à la télévision que la guerre menée depuis 2014 n’avait pas pour objet d’annexer des territoires en tant que tels. À travers sa prétention à défendre les « Russes » d’Ukraine, c’est de la totale domination du pays qu’il s’agit.