Dans une lettre à Emmanuel Macron, l’ambassadeur états-unien à Paris dénonce « l’absence d’action suffisante » du gouvernement « face à la flambée de l’antisémitisme en France ». Des accusations « inacceptables », selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères français.
Sergueï Lavrov, ministre des affaires étrangères, a assuré à la télévision que la guerre menée depuis 2014 n’avait pas pour objet d’annexer des territoires en tant que tels. À travers sa prétention à défendre les « Russes » d’Ukraine, c’est de la totale domination du pays qu’il s’agit.
Les États européens doivent se donner les moyens de contrer l’impérialisme de Vladimir Poutine en toute autonomie des États-Unis. Pour défendre non seulement l’Ukraine, mais aussi leur sécurité et leurs valeurs, d’égalité et de solidarité, contre la loi du plus fort.
Depuis la rencontre, lundi 18 août à Washington, entre Donald Trump, Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens, les assurances que pourrait obtenir Kyiv contre une nouvelle agression russe sont au cœur des négociations. Leur solidité renvoie à l’engagement des puissances concernées.
Trois jours après le sommet de l’Alaska, Kyiv et ses alliés ont évoqué les garanties de sécurité et l’organisation d’un sommet avec Vladimir Poutine, et ont écarté d’hypothétiques échanges de territoires.
Le média Kyiv Independent, partenaire de Mediapart, analyse en détail les exigences de Moscou, de l’abandon des régions de Louhansk et de Donetsk à celui de l’adhésion à l’Otan. Sans voir de contreparties propres à satisfaire l’Ukraine.
Sur les réseaux sociaux, le président ukrainien a estimé que la Russie ne devait pas être « récompensée » pour la guerre qu’elle a menée, Trump a lui redit que l’Ukraine devait renoncer à la Crimée et à une adhésion à l’Otan.
Les alliés européens de l’Ukraine ont affiché leur volonté de faire bloc autour du président ukrainien Volodymyr Zelensky en annonçant qu’ils l’accompagneraient à la Maison-Blanche lundi pour une rencontre avec Donald Trump. Ils ont insisté sur la nécessité d’obtenir des garanties de sécurité pour l’Ukraine.
Le président Trump, qui exigeait un « cessez-le-feu immédiat » avant sa rencontre avec Vladimir Poutine, réclame désormais un « accord de paix » entre la Russie et l’Ukraine. Pour le chercheur Dimitri Minic, ce sommet est « un échec » pour Washington, qui a « surestimé ses capacités à influencer la Russie ».
Les présidents états-unien et russe ont achevé leur rencontre en Alaska sans annonce concrète, mais l’hypothèse de cessions territoriales aurait été évoquée. Volodymyr Zelensky sera reçu lundi à la Maison-Blanche. Plusieurs des alliés européens de l’Ukraine, dont Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Ursula Von der Leyen, ont annoncé leur participation.
Vendredi 15 août, Donald Trump et Vladimir Poutine évoqueront la guerre en Ukraine lors d’un sommet en Alaska. Mercredi, au cours d’une visioconférence, les chefs d’État et de gouvernement européens ont échangé avec leur homologue états-unien pour influer sur sa stratégie de négociation.
L’accord signé le 8 août à Washington, sous les auspices de Donald Trump, est un revers pour Vladimir Poutine. Selon Gaïdz Minassian, spécialiste de la région, il ouvre des perspectives nouvelles pour celle-ci, qui pourrait devenir « un carrefour mondial et pas un cul-de-sac ».
Tandis que l’Union européenne rappelle que « le chemin vers la paix en Ukraine ne peut être décidé sans l’Ukraine », le président états-unien reste vague sur ses attentes concernant le sommet avec Vladimir Poutine prévu vendredi. Une visioconférence entre les États-Unis, l’Otan, l’Ukraine et des pays européens est encore prévue pour mercredi.
Le Royaume-Uni, le Canada et le Portugal ont emboîté le pas à la France : ils ont l’intention de reconnaître un État palestinien. Face aux images terrifiantes de la famine à Gaza, le soutien à Israël s’effrite timidement.
Donald Trump a ordonné vendredi le déploiement de deux sous-marins nucléaires en réaction à des commentaires « incendiaires » de l’ancien président russe Dmitri Medvedev. Une décision qui intervient au moment où Washington durcit le ton envers Moscou sur la guerre en Ukraine.