Alors que la situation semblait s’apaiser, la crise entre les deux pays a atteint mardi 15 avril une gravité sans précédent depuis 1962. La France a rappelé son ambassadeur à Alger « pour consultations ». L’escalade pourrait conduire à une rupture aux conséquences incommensurables.
Sous la pression des États-Unis de Donald Trump, la tentation est de plus en plus forte dans l’Union européenne de déréguler massivement le secteur de la défense. Une erreur, selon la chercheuse Amélie Férey, qui croit aux vertus de normes bien pensées.
À l’aube d’un printemps décisif pour l’avenir de Gaza, le président de la République veut mettre le pied dans la porte des négociations. En Égypte, il a multiplié les échanges pour rendre le plan de reconstruction proposé par les pays arabes plus acceptable par Washington et Tel-Aviv, et évoqué une reconnaissance par la France de la Palestine.
La visite d’État du président français en Égypte a permis de mettre en scène l’entente quasi parfaite entre les deux pays. Au milieu des bises et des accords signés, un sujet a été soigneusement évité par Emmanuel Macron : la façon dont le régime d’al-Sissi traite et maltraite ses opposants. L’Élysée assure agir en coulisses. Les ONG s’insurgent.
Au nom de la sécurisation de leurs frontières avec la Russie, les pays Baltes, la Pologne et la Finlande ont annoncé leur volonté de se retirer de la convention interdisant ces mines, qui tuent et blessent en majorité des civils.
Lundi 31 mars, à 18 heures, Justine Brabant, journaliste au pôle international, répondra à vos questions sur la guerre en Ukraine et la situation diplomatique entre la Russie et les États-Unis.
L’historien spécialiste du fait guerrier est convaincu que « l’Ukraine a perdu la guerre », même si nous comprenons mal ce qu’est une guerre de position et sommes encore loin de saisir les implications de cette défaite.
Une trentaine d’États se sont réunis à Paris, jeudi 27 mars, pour évoquer la forme future du soutien à Kyiv. La France et le Royaume-Uni ont redit leur détermination à envoyer des troupes sur place une fois la paix signée, mais les contours de cette « force » restent flous.
Un nouveau sommet de la « coalition des volontaires » se tient jeudi 27 mars à Paris. Au menu : les contours du soutien à l’Ukraine en cas d’accord de paix avec la Russie. Entretien avec Paweł Zalewski, secrétaire d’État à la défense dans le gouvernement polonais.
La Russie de Vladimir Poutine avait fait de la lutte contre la domination des États-Unis une priorité de politique étrangère et de l’invasion de l’Ukraine un combat pour l’émancipation des peuples. Depuis l’arrivée de Donald Trump, les choses ne sont plus si simples.
À l’issue d’une conversation avec Donald Trump, le président russe s’est dit prêt à stopper ses bombardements des centrales et du réseau électrique ukrainien. Une mesure minimum, qui écarte de fait la proposition américano-ukrainienne d’un cessez-le-feu inconditionnel de trente jours.
Si l’atlantiste Pologne a été choquée par les nouvelles orientations de Washington vis-à-vis de l’Ukraine, elle n’est pas prête à se passer du parapluie militaire de son traditionnel allié. Et vit ce nouveau bouleversement international dans la peur de l’ennemi de toujours, la Russie.
Lors d’un appel téléphonique, les présidents russe et américain sont convenus d’un arrêt des frappes russes sur les infrastructures énergétiques en Ukraine pour trente jours. Des négociations devraient commencer sous peu sur une possible pause graduelle dans la guerre. Rien n’a filtré en revanche sur les questions territoriales.
Les pays baltes et la Pologne alertent de longue date sur les velléités expansionnistes de Vladimir Poutine. Comment s’y préparent-ils ? Comment sont-ils déjà concrètement touchés ? Et que font exactement les deux mille soldats français déjà engagés en Europe de l’Est ?
Les États-Unis ont successivement annoncé la mise en place de sanctions contre la CPI, leur retrait d’un groupe d’entraide judiciaire sur l’agression de l’Ukraine et la suspension des financements de chercheurs enquêtant sur les déportations d’enfants ukrainiens.
Réagissant à la proposition d’un cessez-le-feu de trente jours soumise par l’Ukraine et les États-Unis, le président russe s’est dit « d’accord » mais a assuré qu’il restait des « questions dont [il] dev[ait] discuter » avant de l’appliquer.