Alors que le Congrès et le vote définitif sur la réforme des institutions approchent, les parlementaires du Parti radical de gauche se retrouvent au centre de toutes les attentions. Le score s'annonçant extrêmement serré, les 18 députés et sénateurs radicaux sont un objectif prioritaire pour l'Elysée. Leur président, Jean-Michel Baylet, a déjà tranché en faveur de la révision. Mais ses troupes ne devraient pas le suivre à 100%. Une agitation qui agace le PS.
Les députés ont adopté, dans la nuit du mercredi 9 juillet, la seconde version du projet de loi révisant les institutions. Tous les socialistes ont encore voté contre, malgré une tentative du président UMP du Palais-Bourbon, Bernard Accoyer, d'amadouer la gauche en proposant de manière inopinée de réviser le règlement intérieur de l'Assemblée pour augmenter les pouvoirs de l'opposition.
L'examen du texte sur la "modernisation des institutions de la Ve République" a débuté mardi 20 mai dans la soirée. Chaque camp, majorité comme opposition, resserre les rangs et montre les dents. Et l'Elysée est toujours à la recherche d'une majorité des trois cinquièmes. Lire également notre tableau sur le détail de la réforme des institutions et notre éclairage: Keynes sera-t-il inconstitutionnel?