Dominique Conil

Ecrivain, avec parcours journalistique... Entres autres: Libération longtemps, l’Autre Journal, l’Evènement du Jeudi, l’Humanité, France Inter (Cosmopolitaine).

Livres : Notre Justice, Flammarion (enquête-essai), En espérant la guerre (Actes Sud), Une fille occupée (Actes Sud 2011), Anna Politkovskaïa,

non à la peur (Actes sud junior, mai 2012).

Voir ses activités dans le club

Ses Derniers articles

  • Trois écrivains revisitent les boulevards du crime

    Par

    Avec Le Paradis entre les jambes, Nicole Caligaris revient sur Issei Sagawa, dit le Japonais cannibale. Elle interroge le crime et ce qu’il nous fait, nous dit. Bruno Ravey, dans Un notaire peu ordinaire, explore la fatalité d’une tragédie provinciale. Enfin, dans Un homme effacé, Goncourt du premier roman, Alexandre Postel réinvente la rumeur à l’heure d’internet.

  • Le kibboutz dépressif d'Amos Oz

     © DR © DR

    Huit récits qui n’en font qu’un, un kibboutz en clair-obscur, des désirs et bien plus de renoncements, un petit chef-d’œuvre narratif, économe de ses moyens, ironique et empreint d’une nostalgie pour un rêve, décrit au moment où précisément il s’émiette. Amos Oz, de passage à Paris après s’être beaucoup investi dans les élections israéliennes, parle de son livre Entre amis, du kibboutz où il a vécu trente ans, et bien sûr, de politique.

  • Le «souffle incorrigible» de Marguerite Duras

    Par
     © DR © DR

    Il y a vingt-quatre ans, une jeune journaliste italienne obstinée et amoureuse d’un livre est venue frapper à la porte de Marguerite Duras. Elle a renoncé au magnéto comme aux notes, écouté, retranscrit chaque nuit. Pendant deux ans, selon libertés et horaires de trains. Grâce à René de Ceccatty, ces 160 pages où Marguerite Duras tantôt dynamite la logique biographique, tantôt accepte de jouer le jeu, ment et dit le vrai de son écriture, sont aujourd’hui publiées en français. Entretien avec Leopoldina Pallotta della Torre en vidéo.

  • Michèle Audin au fil des quelques traces de son père, Maurice

    Par

    Michèle Audin, fille de ce jeune militant communiste mort à Alger entre les mains de l’armée française en 1957, mathématicienne, membre de l’Oulipo, publie Une vie brève, petit chef-d’œuvre de concision évocatrice, qui à partir d’une liste de courses parvient à dire une époque, un parcours politique, un père.

  • Liao Yiwu, au cœur de l'actuel goulag chinois

    Par et

    Liao Yiwu était un poète beatnik. Quatre années d'emprisonnement, dix ans d'écriture, d'interpellations, de solitude l'ont transformé en dissident. Puis en exilé au verbe haut. Son livre, Dans l'empire des ténèbres, raconte les sans-grade d'un terrible système pénitentiaire et l'envers du décor de la Chine nouvelle. Entretien vidéo et bonnes feuilles.

  • Mabanckou, dans les lumières de Pointe-Noire

    Par et

    Retour de l’écrivain, vingt- trois ans après son départ, dans la ville-mère. Son nouveau récit Lumières de Pointe-Noire (Seuil) est un « film congolais », drôle, complexe, déchiré, dont l’écrivain parle superbement, en vidéo. Extrait du livre en fin d'article.

  • 2013, année Charlotte Delbo

    Par
     © DR © DR

    Résistante, déportée, engagée toujours, écrivaine plus souvent honorée à l’étranger qu’en France, depuis sa mort en 1985: Charlotte Delbo. Pour le centenaire de sa naissance, plus de vingt manifestations lui rendront hommage, en France et en Europe. En ouverture, une biographie publiée par les éditions Fayard, raconte cette fille d’émigrés italiens qui fut aussi assistante de Louis Jouvet et Henri Lefebvre, et dont la vie, comme l’œuvre, célèbre la solidarité.

  • Suite hongroise (2/2): Péter Esterházy, droit au but, avec digressions

    Par

    Embarras et excuses en haut lieu: Péter Esterházy, multi-primé, traduit en plus de vingt langues, a été censuré par une radio hongroise. En fond, la reprise en main de la culture par le gouvernement Orbán. En fond aussi, l’immense talent de l’écrivain qui, dans Pas question d’art, tire le portrait d’une Hongrie déconstruite et vivante.

  • Suite hongroise (1/2): Márai et Kertész, métèques et vigies

    Par

    Dans Les Étrangers, Sándor Márai, mort en 1989, raconte la France de l’entre-deux-guerres : amour déçu, xénophobie rampante et Bretagne magnifiée. Dans son journal 2001-2003, Imre Kertész reçoit le Nobel, quitte Budapest pour Berlin. Langue superbe de l’un, exigence à vif du second, ils nous parlent de l’autre Europe, celle de l’esprit et de l’échange, mise à mal par le totalitarisme, le tout-économique ou la tentation du repli.

     

  • France-URSS. Ah, que l'intelligentsia était jolie!

    Par
    Lili Brik et Maïakovski Lili Brik et Maïakovski

    Faut-il aller voir l’exposition Intelligentsia au musée des Beaux-Arts, inaugurée en grande pompe par Dmitri Medvedev et Jean-Marc Ayrault ? Que oui, pour peu que l’on s’intéresse à la vie des idées, des gens, à la Russie. Pourtant, entre manques et profusion de documents souvent visibles pour la première fois, il arrive qu’on perde de vue son sujet essentiel, l’intelligentsia. Le livre-catalogue s'avère alors indispensable...