Journaliste depuis 2010, j'ai d’abord rejoint La Tribune au service finance-marchés. J’y ai ensuite suivi les actualités du logement, des collectivités locales et du ministère de l’économie jusqu’en 2017. Après des mois de piges et un passage par la WEB TV économique Xerfi Canal, j’ai intégré pour 18 mois le service habitat et urbanisme de l’agence de presse AEF. Et de passer ensuite plus de deux années au service économie du magazine Marianne. Arrivé à Mediapart en septembre 2022, j’écris sur les pratiques des entreprises et la macroéconomie française. Consulter ici ma déclaration d'intérêts
Une proposition du groupe Renaissance rabotant pour plus de 700 millions d’euros d’aides à l’apprentissage inutiles a été éconduite par le gouvernement, pourtant à la recherche d’économies. Preuve qu’il compte plus que jamais sur ce filon pour justifier la réussite de sa politique économique.
De nouveau, la première ministre a déclenché un 49-3 pour faire adopter, sans vote, un budget de la Sécurité sociale vilipendé par les oppositions, notamment pour son manque de transparence. Les mesures les plus polémiques ont en effet été remises à plus tard.
La justice soupçonne Laurent Lévy d’avoir détourné plus de 60 millions d’euros par an entre 2018 et 2022 au détriment de son entreprise dans le but de s’enrichir. La fraude aurait fait perdre 85 millions d’euros au fisc français. Le parquet a ordonné des saisies préventives.
Deux journalistes du « New York Times » dénoncent dans un livre traduit en français la connivence historique entre les décideurs publics et les dirigeants de McKinsey, principalement dans les pays anglo-saxons. Mais il faut rappeler qu’en France aussi, le plus grand des cabinets de conseil a eu ses relais sous la Macronie.
Le terroriste tunisien qui a tué deux personnes à Bruxelles avait fait l’objet à l’été 2022 d’une demande d’extradition de son pays d’origine ignorée par la justice belge. Le ministre de la justice a démissionné.
Le dernier rapport d’évaluation de France Stratégie sur l’impact des réformes baissant la fiscalité du capital n’a pas détecté d’effets vertueux sur l’économie réelle. Pis, la suppression de l’ISF aurait coûté une fortune à l’État.
Mis régulièrement en minorité depuis dix jours à l’Assemblée nationale, l’exécutif a eu recours mercredi à l’article 49-3 pour s’éviter un vote sur la partie recettes de son projet de loi de finances. Il n’était pas question pour lui de mettre de l’eau dans son vin sur les baisses d’impôts.
Un article de loi entériné jeudi 5 octobre donne la possibilité aux entreprises de rendre opposable aux autorités de contrôle la confidentialité des avis de juristes qu’elles sollicitent. Ce qui va considérablement entraver la capacité d’enquête des gendarmes financiers et de l’autorité de la concurrence.
Le gouvernement a présenté un budget qui marque une baisse du déficit public principalement due au coup de rabot sur le bouclier tarifaire et à la hausse des recettes fiscales liées à l’inflation. Mais ce qui inquiète le plus, c’est la trajectoire très austère qui attend les finances publiques d’ici à 2027.
Voulant coûte que coûte baisser la dépense publique, le gouvernement laisse filer l’inflation et pose de vaines rustines pour limiter les hausses de prix intempestives. Il fait de facto peser les aléas du contexte inflationniste sur les ménages.
Une étude de l’Insee montre à quel point le modèle social français et les services publics, notamment l’éducation et la santé, permettent de réduire les inégalités en France. Et que leur dégradation s’avérerait désastreuse.
Un rapport parlementaire pointe l’inefficacité de certains allègements de cotisations sociales à destination des entreprises, auxquels l’économie française est considérablement dopée. Une piste de réflexion à approfondir pour mieux répartir l’effort budgétaire dans le pays.