Journaliste depuis 2010, j'ai d’abord rejoint La Tribune au service finance-marchés. J’y ai ensuite suivi les actualités du logement, des collectivités locales et du ministère de l’économie jusqu’en 2017. Après des mois de piges et un passage par la WEB TV économique Xerfi Canal, j’ai intégré pour 18 mois le service habitat et urbanisme de l’agence de presse AEF. Et de passer ensuite plus de deux années au service économie du magazine Marianne. Arrivé à Mediapart en septembre 2022, j’écris sur les pratiques des entreprises et la macroéconomie française. Consulter ici ma déclaration d'intérêts
Financé par le groupe de luxe, l’« institut » destiné aux adultes éloignés de l'emploi présidé par l’épouse du président de la République, ouvre dans plusieurs nouvelles villes. Le niveau de connivence entre la « première dame » et la plus grosse entreprise du CAC 40 devient préoccupant.
La ministre de l’éducation nationale et son mari, ancienne figure tutélaire de la Société générale et actuel patron de Sanofi, incarnent la jonction des intérêts économiques et politiques des classes dominantes françaises. Leur choix de l’enseignement catholique le plus dur en est une des facettes.
Mené à marche forcée, le démantèlement du groupe Casino va profiter à un trio de repreneurs emmené par le milliardaire Daniel Kretinsky. L’actuel propriétaire Jean-Charles Naouri, responsable de la déflagration, devrait aussi s’en sortir à bon compte. À l’inverse de milliers d’employés.
Le président de la République a choisi le directeur du Trésor pour occuper le poste stratégique de directeur de cabinet du premier ministre. Comme Gabriel Attal, Emmanuel Moulin incarne le macronisme à sa façon : les réseaux sarkozystes, le lien public-privé et une vision pro-entreprises de l’économie.
La liquidation de l’enseigne d’ameublement fondée en 1964 a été prononcée ce 28 décembre. La brusque dégringolade financière de l’entreprise avait été cachée jusqu’à peu, en interne et en externe, par son propriétaire depuis 2020. Des millions d’euros se sont volatilisés.
La vente de Casino va finalement donner lieu au démantèlement du groupe, qui se sépare de ses supermarchés et de ses hypermarchés. 6 000 emplois seraient menacés. C’est peu surprenant vue l’ardoise financière laissée par son actionnaire Jean-Charles Naouri.
En redressement judiciaire depuis peu, la liquidation de l’enseigne est à l’ordre du jour d’une réunion des élus du personnel vendredi. Les 500 salariés sont furieux contre leur actionnaire, Thierry Le Guénic, qu’ils estiment responsable de la faillite à venir.
Transports et logements inabordables, tickets hors de prix pour accéder aux stades, grand capital à la fête… La promesse initiale de faire de Paris 2024 des Jeux olympiques et paralympiques populaires et abordables s’est envolée.
L’enseigne d’ameublement employant 500 personnes est en grand danger. Huit magasins sur vingt-six devraient fermer prochainement en France. C’est tout l’équilibre économique de l’entreprise qui tangue : selon nos calculs, près de 30 millions d’euros se sont mystérieusement évaporés des comptes en deux ans.
Les « sages » ont censuré le « legal privilege », un article de loi voté à l’initiative de l’exécutif, qui entravait la capacité d’enquête des gendarmes financiers et de l’autorité de la concurrence sur les pratiques illicites des grandes entreprises.
Un amendement fléchant les encours du livret A vers les entreprises industrielles du secteur de la défense a été retenu par l’exécutif dans son budget 2024. Une mesure qui écorche la finalité sociale de ce placement d’épargne populaire très prisé des Français.
En première lecture à l’Assemblée nationale, le gouvernement a fait adopter par un 49-3 un budget 2024 qui ne répond pas aux enjeux économiques, écologiques et de services publics actuels. Dans un contexte où la politique monétaire de la BCE se resserre, c’est d’autant plus risqué.