Journaliste depuis 2010, j'ai d’abord rejoint La Tribune au service finance-marchés. J’y ai ensuite suivi les actualités du logement, des collectivités locales et du ministère de l’économie jusqu’en 2017. Après des mois de piges et un passage par la WEB TV économique Xerfi Canal, j’ai intégré pour 18 mois le service habitat et urbanisme de l’agence de presse AEF. Et de passer ensuite plus de deux années au service économie du magazine Marianne. Arrivé à Mediapart en septembre 2022, j’écris sur les pratiques des entreprises et la macroéconomie française. Consulter ici ma déclaration d'intérêts
Des hauts fonctionnaires rassemblés dans le collectif Nos Services publics affirment que la France sous-investit dans ses services publics et ne prend pas suffisamment en compte l’évolution des besoins sociaux de la population.
Hausse des taux d’intérêt, surendettement des entreprises, fin des aides Covid et du moratoire de l’Urssaf… De nombreux indicateurs laissent craindre une accélération des redressements judiciaires en France. Avec des pertes d’emplois importantes à la clé.
Le gouvernement devrait dès septembre avoir recours à l’article 49-3 pour passer en force sur la loi de programmation des finances publiques 2024-2027. Il le justifie par le blocage de fonds européens qui découlerait d’un rejet du texte par le Parlement. Un argument discutable.
S’il met actuellement un frein à sa politique de baisses d’impôts à tout-va, le gouvernement garde son cap : celui de la politique de l’offre, qu’il estime être un franc succès. Mais les chiffres disent autre chose.
Le projet de rénovation du quartier Maine-Montparnasse, dont la grande tour a été inaugurée en 1973, est le symbole des erreurs architecturales de l’époque. Où l’objectif était moins d’améliorer la qualité de vie des habitants que de développer des quartiers d’affaires modernes.
Les plans de restructuration financière d’Orpea et de Casino font la part belle aux acteurs puissants de la place parisienne, au détriment des investisseurs étrangers. Pour l’exécutif, qui justifie toutes ses réformes économiques et sociales par la nécessité d’améliorer l’attractivité de la France à l’international, cela fait tache.
Le groupe Lagardère a annoncé la fin des négociations avec les journalistes du « Journal du dimanche », en grève depuis plus d’un mois contre l’arrivée de Geoffroy Lejeune, qui prendra ses fonctions de directeur de la rédaction le 1er août. Cette situation consternante montre le pouvoir démesuré des actionnaires dans les rédactions françaises.
En maintenant le taux du livret A à 3 % le 1er août 2023, alors qu’il aurait dû grimper à 4 %, l’exécutif assume de spolier le petit épargnant. Pour justifier sa décision, il met en avant le risque d’un coût élevé pour les banques – un argument peu crédible – et la nécessité de ne pas trop accabler le monde HLM, dont il a pourtant fait peu de cas jusqu’ici.
Le rapport d’enquête parlementaire sur les « Uber Files » confirme qu’Emmanuel Macron a bien agi en coulisses en faveur d’Uber lorsqu’il était ministre de l’économie. Depuis 2017, le document pointe le laisser-faire de l’exécutif sur le marché des plateformes numériques. Un résumé du fonctionnement néolibéral de la Macronie.
Nouveau glouton du capitalisme français, le milliardaire Daniel Kretinsky est sur le point de racheter le groupe de grande distribution Casino, miné par ses montages financiers et son positionnement commercial bancal.
Industriels et distributeurs du secteur de l’alimentaire ont profité de l’inflation pour engranger des profits sur le dos des consommateurs. Et ce ne sont pas les dernières annonces du gouvernement qui vont changer structurellement la donne.