Vingt ans après le « big bang » de 2004 et le passage d’une Europe à 15 à une Europe à 25, l’élargissement est devenu une sorte de tabou dans les capitales de l’Union. Candidats à l’adhésion depuis de longues années, les Balkans occidentaux sont partagés entre lassitude et inquiétude.
Après sa visite en France, le président chinois Xi Jinping se rendra à Belgrade puis à Budapest. Ces dernières années, le dirigeant serbe et son homologue hongrois sont devenus les plus proches alliés de Pékin sur le Vieux Continent. L’Union européenne s’en inquiète.
Les électeurs et électrices croates sont convoqués à des législatives légèrement anticipées mercredi. Après deux mandats, le premier ministre conservateur est défié par des sociaux-démocrates revanchards, emmenés par le président Zoran Milanović, qui a viré à droite toute et multiplie les provocations.
Après Antony Blinken, Tirana attend cette semaine Volodymyr Zelensky. La capitale albanaise s’impose comme une étape diplomatique incontournable dans les Balkans, alors que le pays s’apprête à accueillir les demandeurs d’asile « délocalisés » d’Italie.
À partir du 1er janvier 2024, le Kosovo bénéficie de la libéralisation des visas dans l’espace Schengen, dont tous ses voisins des Balkans jouissent déjà depuis une quinzaine d’années. Très attendue, cette mesure pourrait créer un nouvel exode et impacter une économie chancelante.
Avec près de 47 % de voix pour son parti, Aleksandar Vučić domine les élections de dimanche. L’opposition, qui avait réussi à s’unir, dénonce pressions et malversations.
Un policier albanais et trois assaillants serbes tués : le bilan des violences du dimanche 24 septembre, dans le nord du Kosovo, est élevé, mais le scénario très flou. Alors que Pristina et Belgrade s’accusent mutuellement, les Occidentaux peinent à faire redescendre la pression.
Le 17 mars 2023, la Cour pénale internationale délivrait un mandat d’arrêt contre Vladimir Poutine. Sera-t-il pour autant un jour possible de juger le président russe ? Avant lui, plusieurs chefs d’État ont été mis en accusation, avec des destins bien contrastés.
Justice sera-t-elle un jour rendue pour les crimes imputés à l’Armée de libération du Kosovo ? Le procès de l’ancien président Hashim Thaçi et de trois de ses lieutenants s’est ouvert en avril devant les chambres spécialisées de La Haye, alors même que les tensions sont plus fortes que jamais entre le Kosovo et la Serbie.
Expérience pionnière d’une justice internationale se voulant « impartiale », le Tribunal pénal international pour l’ancienne Yougoslavie, créé en 1993, a fermé ses portes en 2017, avec un bilan mitigé. Si 161 personnes ont été mises en accusation, il n’a pas contribué à la réconciliation régionale.
Des dizaines de blessés, dont une trentaine de soldats de la Kfor. Les images de la flambée de violences qui embrase le Kosovo depuis une semaine ont fait le tour du monde, au point de raviver le spectre d’une nouvelle guerre au cœur des Balkans. Le scénario de la crise était parfaitement prévisible.
Le sous-sol des pays de l’ex-Yougoslavie regorge de lignite, ce charbon très polluant qui alimente les vieilles centrales bâties à l’époque. Malgré de terribles conséquences environnementales et sanitaires, les autorités refusent toujours de renoncer à leur « or noir ».