Lundi, à peine intronisé, le président de gauche Gabriel Boric a donné sa première conférence de presse aux médias étrangers et expliqué vouloir renforcer l’intégration régionale, notamment sur les migrations. Exposant sa vision de la politique étrangère, il a souhaité apporter une « aide humanitaire » à l’Ukraine.
Élu en décembre dernier avec plus de quatre millions de voix, Gabriel Boric est devenu, vendredi 11 mars, le plus jeune chef d’État de l’histoire chilienne. Près de 50 ans après la fin tragique du socialiste Salvador Allende, renversé par les militaires, l’ancien dirigeant étudiant, âgé de 36 ans, entend se débarrasser de l’héritage néolibéral de la dictature de Pinochet.
La future Constitution chilienne est élaborée sur une base paritaire, avec un organe de rédaction composée d’activistes et d’organisations féministes. Et le président de gauche Gabriel Boric, qui entre en fonction vendredi 11 mars, gouvernera avec une majorité de femmes ministres.
Pour éviter la victoire du candidat de l’extrême droite, José Antonio Kast, au second tour de la présidentielle dimanche 19 décembre, son rival de gauche Gabriel Boric mise sur une mobilisation des forces de gauche, sur le centre et les indécis.
Le candidat d’extrême droite, José Antonio Kast, arrivé en tête, et celui de la gauche, Gabriel Boric, seront opposés pour le second tour, le 19 décembre. Dans ce scrutin à surprises, Franco Parisi, qui a fait campagne depuis l’étranger, a dépassé les partis historiques.
Le candidat d’extrême droite à la présidentielle de dimanche, José Antonio Kast, nie les crimes de la dictature militaire de Pinochet. Et promet de revenir sur les droits des femmes. À l’approche du scrutin, cet avocat de 55 ans a multiplié les provocations.
Au Chili, la Convention constitutionnelle vient d’achever quatre mois de travail intense. Malgré les controverses et une démission, elle avance dans la rédaction du document principal. Ses cent vingt premiers jours coïncident avec l’élection présidentielle prévue le 21 novembre, en pleine crise politique.
À qui appartient le pisco, une eau-de-vie produite à partir de distillats de jus de raisin ? Entre le Pérou et le Chili, la question divise depuis des décennies. Malgré des tentatives de rapprochement, le sujet enflamme toujours les esprits dans cette partie de l’Amérique du Sud.
Dans ce pays d’Amérique du Sud en pleine effervescence politique et sociale, le Parti communiste incarne le changement. L’une des figures est la nouvelle maire féministe de Santiago, qui à 30 ans est devenue la première maire communiste à diriger la capitale chilienne.
L’Assemblée constituante chilienne qui sort du scrutin du week-end sera dominée par les indépendants – dont certains hauts en couleur, fans de mangas et de dessins animés japonais – et les nouvelles forces de gauche alliées aux communistes. Un séisme politique dont la droite et le président font les frais.
Racisme, agressions et invisibilité politique ont marqué la relation entre l’État chilien et les Mapuches, groupe majoritaire parmi les peuples autochtones. Toutefois, dans un geste sans précédent, ces derniers disposeront de 17 des 155 sièges de l’Assemblée constituante qui est désignée les 15 et 16 mai.
Les Chiliens sont appelés dimanche 25 octobre à se prononcer sur le principe d’une nouvelle Constitution. Ce scrutin est la conséquence des mouvements sociaux qui ont enflammé le pays depuis octobre 2019 et dont les femmes ont été des protagonistes majeures.