PMA: aux sources du débat français

Par

Après l’avis du Comité d’éthique sur la PMA et la GPA, le débat sur l’homoparentalité et sur la filiation n’a pas tardé à resurgir. L’historienne américaine Camille Robcis décortique dans un livre les spécificités du débat français. Un débat où se mêlent tradition familialiste issue du catholicisme et universalisme républicain. 

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Cette semaine, le Comité d’éthique a finalement rendu, après quatre ans d’attente, un avis favorable à l’ouverture de la procréation médicalement assistée aux couples de lesbiennes et aux femmes seules, tout en restant opposé au recours à des mères porteuses. Une position qui correspond à ce qu’avait défendu Emmanuel Macron dans sa campagne et pourrait donc déboucher prochainement sur des évolutions législatives. Signe que le débat sur ces questions de filiation et d’homoparentalité n’est toujours pas apaisé, une partie des membres du Comité a refusé cet élargissement de l’accès à la PMA au nom du rôle du père, « essentiel dans la construction de la personnalité de l’enfant et de son rapport à la diversité de la société, dont l’altérité masculin-féminin ». Le Figaro s’est ému que le président qui avait « déclaré qu’il ne souhaitait pas rouvrir les blessures de la société française » puisse « se lancer dans une aventure hasardeuse »