Décès de Rémy Kolpa Kopoul, voix historique de Radio Nova

Rémy Kolpa Kopoul animait l'émission « Le contrôle discal » sur Nova. Il s'y définissait comme « conneXionneur » en invitant artistes et auditeurs à piocher dans son immense discothèque. « Rémy était un pilier de Radio Nova », a témoigné Ruddy Aboab, programmateur sur la chaîne, selon qui l'animateur « a fait énormément pour la musique du monde entier, avec une prédilection pour la musique brésilienne ».

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Bruno Delport, directeur général  du groupe Nova/TSF Jazz, a annoncé sa disparition ce dimanche sur Twitter : l'animateur, journaliste et DJ Rémy Kolpa Kopoul, grand spécialiste des musiques latines et voix historique de Radio Nova, s'est éteint ce dimanche. Âgé de 65 ans, celui que ses amis et les initiés appelaient RKK fit aussi partie du noyau fondateur du quotidien Libération en 1973. Il y a été le spécialiste de la musique jusqu'en 1981. Il a aussi suivi pour le journal l'émergence d'un certain Lula, le leadeur ouvrier qui deviendra président du Brésil.

Rémy Kolpa Kopoul animait l'émission « Le contrôle discal » sur Nova. Il s'y définissait comme « conneXionneur » en invitant artistes et auditeurs à piocher dans son immense discothèque. « Rémy était un pilier de Radio Nova », a témoigné Ruddy Aboab, programmateur sur la chaîne, pour qui l'animateur « a fait énormément pour la musique du monde entier, avec une prédilection pour la musique brésilienne ».

« Rémy Kolpa Kopoul, notre éternel RKK s'en est allé, a écrit pour sa part sur Twitter son ami et actuel président du festival de Cannes Pierre Lescure. Il laisse tout ce qu'il nous a fait découvrir depuis 40 ans. » « Notre ami Rémy Kolpa Kopoul s'en est allé ce matin pour son dernier voyage, le plus improbable de tous, nous laissant à quai, désemparés », a de son côté tweeté Radio Nova, en référence à l'émission « Les Voyages improbables » que RKK anima dans les années 1990 avec Jean-François Bizot, le fondateur de la station décédé en 2007.

Jack Lang, l'ancien ministre de la culture aujourd'hui président de l'Institut du monde arabe, a également fait part de sa « tristesse » et de son « émotion ».