Pour saluer Paul Otchakovsky-Laurens

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On apprend ce 4 janvier la mort accidentelle, voilà deux jours aux Antilles, de l'éditeur Paul Otchakovsky-Laurens. Né en 1944, ayant créé sa propre maison, POL, en 1983, il faisait figure de père aubergiste et de contemporain capital.

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La mort est un roman. Le même jour, mardi 2 janvier, disparaissaient deux éditeurs issus de cette pépinière des lettres – aujourd’hui insoupçonnée – que fut, au siècle dernier, Hachette : Bernard de Fallois et Paul Otchakovsky-Laurens. Le premier avait commencé en publiant chez Gallimard deux inédits inachevés de Proust au début des années 1950 (Jean Santeuil et Contre Sainte-Beuve), puis, après avoir mis le pied à l’étrier à Françoise Chandernagor, poussé Raymond Aron à rédiger ses Mémoires, convaincu Alain Peyrefitte de livrer son monumental C’était de Gaulle, il avait découvert Joël Dicker, auteur de La Vérité sur l’affaire Harry Quebert (2012). Bernard de Fallois avait 91 ans, sa fin était attendue.