Philippe Geluck, entretien malpoli !

Par et

Philippe Geluck, c'est le type gentil qui dessine des chats et parlechez Drucker. Du moins était-ce ce que le public français pouvaitcroire jusqu'à la parution de Geluck se lâche, textes et dessins impolis fin septembre. Car il a été aussi un fantasque Docteur G, spécialiste des maladies orphelino-sub-réalistes, et, depuis la fin de ses expériences télévisuelles, est redevenu chroniqueur au Soir de Bruxelles et à Siné Hebdo de Paris. Avec, forcément, moins de préventions et de pudeurs, et pas mal de férocité.

Entretien réalisé par Dominique Bry et Vincent Truffy

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Fin septembre, à Paris. Le soleil, déjà automnal, darde ses rayons sur les terrasses indolentes et bien serrées des cafés de la montagne Sainte-Geneviève, pleine de Parisiens désœuvrés, en pleine semaine, alors qu'ils devraient être en train de gagner leur pain à la sueur de leur front. C'est la rentrée, les bizuths apprennent l'obéissance et la dévotion à leurs aînés en vendant du papier toilette et des préservatifs à des prix prohibitifs – l'inflation, toujours – dans de grotesques Babygros rayés. Ici, les contractuels alignent gaiement les contredanses d'un mouvement sûr et plein d'espoir pour les finances de la Ville ou de l'Etat. Là, un dessinateur, encore ceint de sa gloire télévisuelle, devant un parterre d'admirateurs avides, parade, en haut de la rue Soufflot, devant le Panthéon pavoisé. «T'as vu, c'est le type de chez Drucker», glisse la voix confite d'émotion, dans la foule.