Suite hongroise (2/2): Péter Esterházy, droit au but, avec digressions

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Embarras et excuses en haut lieu: Péter Esterházy, multi-primé, traduit en plus de vingt langues, a été censuré par une radio hongroise. En fond, la reprise en main de la culture par le gouvernement Orbán. En fond aussi, l’immense talent de l’écrivain qui, dans Pas question d’art, tire le portrait d’une Hongrie déconstruite et vivante.

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Si l’office public des médias hongrois, le MTVA, tient parole et diligente une enquête interne, un censeur zélé doit actuellement se trouver dans ses petits souliers. Oh, il n’a guère fait que devancer le désir de contrôle du monde intellectuel affiché par le gouvernement de Viktor Orbán, mais il s’est trompé de cible. Péter Esterházy, avec Péter Nadás et Imre Kertész, est le plus connu des écrivains hongrois vivants. Traduit dans plus de vingt langues, récipiendaire d’un nombre impressionnant de prix littéraires, il jouit d’une audience à la fois nationale et internationale. Et quand il proteste, on l’entend.