Giosuè Calaciura, les arcanes du mal

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Giosuè Calaciura est un trésor bien caché de la littérature italienne contemporaine, qu’il est temps de découvrir à l’occasion de la publication en un volume de deux récits consacrés à des organisations secrètes : Urbi et Orbi, sur le Vatican, et Malacarne, sur la mafia sicilienne.

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« Nous n’étions plus rien, monsieur le juge, bien que le bruit de notre vengeance ait été si immense, et si terrible l’effet de repentir exercé sur nos ennemis et sur ceux qui se préparaient à le devenir, que nous finîmes par ne plus tuer personne, en une fausse paix séraphique où chacun reprit ses fonctions en sachant avec certitude qu’il y avait un bidon d’acide chlorhydrique qui attendait de reprendre du service. » Ainsi s’explique un mafieux expérimenté devant un magistrat, dans Malacarne, en une longue déposition acérée, bruissant de fureur.