A travers le miroir brisé de l’après-guerre allemand : Paul Celan

Par

Entre persécutions passées et haine de soi « culturelle », la poésie de langue allemande de l’après-Seconde Guerre mondiale offre un tableau saisissant où l’infortune personnelle en regard du désastre collectif le dispute à l’éclosion de poètes de grande envergure. Ce premier article d'une série consacrée à quelques poètes contemporains de langue allemande s'attache à Paul Celan (1920-1970).

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Dans un livre récemment paru aux éditions José Corti, le critique et enseignant de l’Université de Berne, par ailleurs spécialiste reconnu de Baudelaire, John E. Jackson, a réuni quelques études assez remarquables sur Paul Celan (1920-1970), sans doute le poète de langue allemande le plus connu en France depuis Goethe, avec quelques-uns de ses illustres devanciers, aux infortunes et fortunes si différenciées, Rainer Maria Rilke, Hugo von Hofmannsthal, Georg Trakl, Gottfried Benn.