« A Touch of Sin » de Jia Zhang-Ke : la rage du tigre

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Le Chinois Jia Zhang-Ke revient à la fiction sept ans après Still Life. A Touch of Sin, en salles ce mercredi, narre quatre histoires de révolte et de meurtre dans la Chine d'aujourd'hui. Quatre histoires inspirées de faits divers. Rencontre avec celui qui est à la fois un des meilleurs cinéastes de ce temps et un observateur impitoyable de l'histoire récente de la Chine.

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Un mineur qui drape son fusil dans une couverture à l’effigie d’un tigre et part se faire justice lui-même en abattant les fâcheux de son village, avant de réserver sa dernière munition au patron véreux du groupe qui a racheté son usine. Un bandit taciturne qui dévalise et tue les passants puis tire vers les étoiles afin d’impressionner son fils en joignant l’explosion de ses balles à celles d’un feu d’artifices. Une hôtesse d’accueil dans un sauna, maîtresse malheureuse d’un homme marié, frappée à coups de billets par un client qui réclame qu’elle lui fasse la « totale » et auquel elle réplique en se transformant, couteau en main, en guerrière d’un film d’arts martiaux. Un jeune ouvrier du textile qui quitte son travail après un accident, est engagé comme vigile dans un lieu incroyable tenant à la fois du bordel et du parc à thèmes, croit trouver l’amour avant de comprendre que rien n’est simple, change encore de travail puis… : n’en disons pas plus, mais sachez que cela finira mal.