Sonia Chiambretto: «J’ai eu l’impression de traverser un champ de mines»

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Dans un texte polyphonique et choral, Gratte-ciel, Sonia Chiambretto remonte le cours des violences dont l’Algérie n’a cessé d’être le théâtre depuis bientôt deux siècles. Entretien avec une sculptrice de dissonances, qui traque la fausse note.

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Un patronyme italien hérité de son père adoptif, une enfance française dans le sillage de sa mère, un arrière-goût d’Algérie du fait d’un père biologique tardivement rencontré : Sonia Chiambretto, dans Gratte-ciel (L’Arche), entreprend une expédition subjective, une traversée mémorielle, une sorte d’anabase fantasmée de l’Algérie ; à plusieurs voix, qui surgissent et empoignent. Rencontre avec une écrivaine qui brise les cadres et recoud les abîmes.