«Baron Noir» saison 2: cinquante nuances moins claires

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La diffusion sur Canal + de la seconde saison de « Baron Noir » s’achève lundi soir. Toujours passionnante, la série d’Éric Benzekri et de Jean-Baptiste Delafon, où François Morel interprète cette fois un double de Jean-Luc Mélenchon aux côtés de Kad Merad, peine à trouver le bon rapport entre fiction, politique et politique-fiction.

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Y aurait-il une malédiction des saisons 2 ? Grande, on l'imagine, est la tentation de tout donner dès la première. Soit que la production n'ait pas encore accordé le feu vert à la reconduction, soit qu'il faille emporter l'adhésion du public, dans les deux cas – qui n'en font en général qu'un –, il n'est pas recommandé d'en garder trop sous le coude. De là un paradoxe : tout en étant une suite, les saisons 2 ressemblent bien souvent à un recommencement à zéro. Le personnage principal, ayant lui-même tout donné, se retrouve satellisé, dans les limbes ou dans les choux. Les secondaires, arrivés à leur sinistre fin, risquent d'être moins savoureux au sommet qu'à la base. Des habitudes ont été prises, des refrains appris… Mais qui peut garantir que tout cela n'est pas sur le point de virer à la rengaine ?