Zakhar Prilepine, l’ange noir de la littérature russe

Par

Avec L’Archipel des Solovki, Zakhar Prilepine signe l’un des plus grands romans russes de ces dernières années. C’est un livre qui allie la puissance de la fiction à la précision d’une enquête documentaire. Cette plongée dans le premier camp de concentration du régime bolchevique, où se forge l’homme nouveau, donne la parole à tous, chef de camp, popes, criminels, politiques. Critique et entretien avec l’auteur sur son œuvre, mais aussi sur l’Ukraine et sur Vladimir Poutine.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

C’est l’œuvre immense d’un écrivain que beaucoup jugent insupportable, voire infréquentable. L’Archipel des Solovki (éditions Actes Sud) n’est pas seulement un gros livre de 820 pages. C’est un roman vertigineux, qui allie la puissance de la fiction à la précision d’une enquête documentaire. Et il vient confirmer que son auteur, Zakhar Prilepine, est bien l’un des plus grands écrivains russes de ces trente dernières années.