Le centre Pompidou, une utopie rouillée

Par Bernard Hasquenoph et Marion Rousset

La célébration en 2017 des 40 ans du centre Pompidou est l’occasion de se souvenir de l’utopie architecturale et culturelle qui présida à l’ouverture de ce bâtiment, à la fois bibliothèque, forum et musée, aussi innovant dans sa structure et son fonctionnement que dans sa façon de s’adresser à de nouveaux publics. Mais derrière sa façade colorée et une image qui demeure très positive, Beaubourg peine de plus en plus à maintenir son rang et, surtout, à conserver l’esprit inventif de ses origines. Enquête dans les tuyaux d’une institution culturelle sous pression. Un article de la Revue du Crieur, dont le numéro 7 vient de paraître.

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Le 9 mars 2017, le tribunal de grande instance de Paris a condamné le centre Pompidou pour avoir fait figurer une contrefaçon au catalogue de l’exposition consacrée à Jeff Koons en 2015. La ligne de défense de l’institution avait de quoi laisser songeur : l’artiste aurait décidé de tout, aussi bien des œuvres exposées dans le musée que de celles présentées dans le livre. Beaubourg a d’ailleurs indiqué au tribunal avoir « agi dans le cadre de relations contractuelles particulièrement contraignantes avec la société Jeff Koons sous l’influence directe de l’artiste américain ».