Une trilogie française

Par

A Cannes comme ailleurs, le cinéma français ne cesse de négocier avec lui-même, l'idée de ce qu'il est. Rappel des généralités et cas particuliers avec trois films présentés ce week-end: Un poison violent, Belle Epine et L'Autre Monde.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Même le public cannois — dont Serge Daney dit un jour de colère qu'il est le pire au monde — sait de quoi parlent les films américains. De l'Amérique. Il est probable que ce public sache également de quoi les films français, eux, ne parlent pas. De la même chose, c'est-à-dire de la France. De quoi parlent-ils alors ? Chacun — y compris le public cannois — le sait si bien et depuis si longtemps qu'il a fini par l'oublier.