Les «morts de désespoir», une exception américaine

Les PUF traduisent un ouvrage sidérant, Morts de désespoir, sur l'ampleur des décès liés à des overdoses, suicides et maladies alcooliques aux États-Unis. Si les populations blanches peu éduquées sont les plus affectées, « il n’est pas absurde d’imaginer que la détresse frappera ensuite les groupes plus instruits ».

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C’est un livre dans lequel des centaines de graphiques succèdent à des comparaisons vertigineuses, tel ce chiffre de 158 000 Américains morts, en 2017, de suicide, d’overdose ou de maladie alcoolique du foie : « C’est comme si trois Boeing 737 s’étaient écrasés chaque jour, sans un seul survivant. » Avec plus de 600 000 décès entre 1999 et 2017, ces « morts de désespoir » dépassent de très loin les trépas liés aux armes à feu, nettement plus exposés.

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