Les trajectoires entrecroisées du Nouveau Roman

Par Maurice Mourier (En attendant Nadeau)

Tandis que Gallimard vient d’intégrer à son groupe les Éditions de Minuit, maison historique du Nouveau Roman, un volume de lettres inédites paraît – chez Gallimard –, rassemblant des lettres échangées entre 1946 et 1999 entre les sept écrivains du mouvement.

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Ils sont tous là, de Michel Butor à Claude Simon, sous la forme de 243 lettres où la correspondance entre Alain Robbe-Grillet et Claude Ollier se taille d’abord la part du lion, parce qu’ils furent de vrais amis dès l’âge de 21 ans, s’étant rencontrés en Allemagne, à la faveur du STO, en 1943. Mais les cinq autres membres du septuor du Nouveau Roman, dont la doyenne est Nathalie Sarraute (née en 1902), suivie à distance, en ancienneté, par Claude Simon (né en 1913) et le benjamin Michel Butor (né en 1926) – les deux derniers par ordre de présence épistolaire étant Claude Mauriac et Robert Pinget, qui naissent respectivement en 1914 et en 1919 –, sont également bien représentés, chacun par plusieurs lettres au contenu notable.