Eloge de l’entraide

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Pablo Servigne, auteur du remarqué Comment tout peut s’effondrer, cosigne L’entraide. L’autre loi de la jungle. Un réservoir passionnant de comportements alternatifs à la concurrence généralisée ou à la guerre de tous contre tous, mais dont le débouché politique peut sembler irénique.

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C’est un livre sympathique, empirique, tactique, mais sans doute trop irénique que livrent Pablo Servigne et Gauthier Chapelle, tous deux initialement formés à la biologie et à l’agronomie, avec L’entraide. L’autre loi de la jungle, publié par les Liens qui Libèrent.

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Leur ouvrage veut en effet comprendre « pourquoi, si la compétition est si néfaste, [elle est] au cœur de notre culture occidentale ». En retraçant pour cela « l’histoire d’un oubli », celui des comportements « d’entraide », un mot dérivé de l’ancien français entraider et offert à la langue française par le géographe et anarchiste Élisée Reclus lorsqu’il décida de traduire l’ouvrage Mutual Aid écrit par Pierre Kropotkine, également géographe et anarchiste.

« À partir de Darwin et durant presque tout le XXe siècle, les biologistes et les écologues ont cru que les forces principales qui structuraient les relations entre espèces aux sein des écosystèmes étaient la compétition et la prédation. Les expériences ont été conçues pour mettre cela en évidence, et, naturellement, c’est ce qu’on a fini par observer. L’histoire de l’observation des forces inverses (les relations mutuellement bénéfiques) a été bien plus laborieuse », écrivent les auteurs. Et ce même si Darwin lui-même a toujours rejeté l’idée que l’on tire des conséquences éthiques de son travail de biologiste et s’est battu contre l’esclavage ou le racisme…

Pour Servigne et Chapelle, nous restons englués dans deux mythes symétriques. Le premier considère l’agression, la guerre et la compétition comme l’état « normal » de la nature. Le second pense que nous devons nous séparer et nous extraire de la nature, d’autant plus que l’imaginaire qui lui est associé est sombre et sanglant. « La conséquence – logique – a été de croire que seule une organisation humaine aussi puissante que l’État pouvait nous permettre de sortir collectivement de ce monde “sauvage” et que seul le marché (neutre et protégé par l’État) pouvait nous permettre de satisfaire les besoins de tous en laissant libre cours à nos pulsions égoïstes. »

De ce fait, jugent les auteurs, « baignés dans cette mythologie hémiplégique depuis plus de quatre cents ans, nous sommes devenus des experts en compétition, considérant que ce mode constituait l’unique principe de vie. Les institutions politiques se trouvent depuis trop longtemps empêtrées dans ce paradoxe de devoir “faire société” dans un bain idéologique totalement contraire ».

Pierre Kropotkine, par Nadar Pierre Kropotkine, par Nadar
Tout leur travail consiste alors à restituer une autre histoire, à partir d’exemples pris dans le monde du vivant contemporain et dans un récit différent du passé, initié par la figure géniale de Pierre Kropotkine, prince de famille royale, géographe et scientifique, qui préféra, à un destin familial tout tracé, partir en Sibérie, l’année même où Darwin publie De l’origine des espèces au moyen de la sélection naturelle (1859). Il « y observe surtout de l’entraide – des espèces animales, comme les loups, et des petites sociétés sans État, qui s’associent pour survivre dans des conditions climatiques difficiles, voire hostiles ». Kropotkine est ainsi le premier « à mettre en évidence le rôle fondamental des conditions environnementales dans l’évolution de l’entraide ». Il est d’ailleurs, jugent les chercheurs, « intéressant de constater que Darwin a effectué ses observations principalement sous les tropiques, un milieu de relative abondance et de confort thermique comparé à la Sibérie de Kropotkine ».

Toutefois, « une deuxième raison pour laquelle Kropotkine a plus facilement observé l’entraide que Darwin tient probablement à sa culture. Éduqué dans les valeurs humanistes des Lumières, il a ensuite beaucoup voyagé en Europe occidentale au contact de la classe ouvrière, qui développait une culture de la solidarité et de l’association ». En outre, sa vision « d’une nature coopérative ne collait pas avec celle de la biologie évolutive moderne, très majoritairement anglophone, imprégnée d’anti-communisme et travaillant de plus en plus sur les gènes et les individus ».

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Mais l’originalité de Kropotkine tient surtout « au fait qu’il entre dans le débat politique avec des arguments naturalistes. Partant à la recherche des fondements biologiques de l’entraide, il prend à contre-pied la majorité de la gauche de son époque (dont les partisans de Marx), qui adopte au contraire une conception anti-déterministe de la nature humaine – une vision qui considère que l’être humain n’est pas soumis aux lois de la nature ». Une discordance qui vaudra à Kropotkine des décennies d’oubli de sa pensée et de ses écrits…

Déplaçant alors la réflexion du passé vers le présent, l’ouvrage présente un arsenal d’exemples pris dans le monde du vivant qui viennent enrichir et troubler l’image qu’on peut se faire d’une nature mécaniste ou sauvage. Il décrit des relations d’entraide qui peuvent exister entre proches ou « entre lointains cousins », comme en témoigne l’histoire ancienne et célèbre racontée par Hérodote du pluvian (un oiseau) et du crocodile, et qui vont de la simple collaboration ponctuelle à différentes formes de symbiose, où « deux organismes peuvent fusionner pour former un nouvel être », au point de renoncer à l’individualité des deux partenaires initiaux, comme dans le cas de cet escargot portant une anémone sur le dos : « Le coquillage a tout simplement renoncé à sa coquille et ne peut plus exister sans sa complice (qui ne rencontre pas non plus sans son escargot locomoteur). »

Un des points forts de l’ouvrage est de montrer que, contrairement à l’imaginaire véhiculé par les films catastrophe, c’est dans les conditions les plus difficiles que l’entraide se développe le mieux. Ainsi de la cohabitation entre pins et sapins, « des arbres qui entrent en compétition lorsque les conditions de vie sont bonnes, mais s’entraident lorsqu’elles se durcissent (froid, vent, pauvreté des sols…). Jusqu’à ce qu’une équipe américaine s’intéresse à cela dans les années 1990, on n’avait vu que la moitié du tableau ».

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Cette démonstration que, de manière contre-intuitive, « un milieu difficile favorise l’entraide entre organismes » fait écho au précédent livre de Pablo Servigne, consacré à l’effondrement probable de notre civilisation, puisque le chercheur s’était alors demandé, en amont de sa recherche sur l’entraide : « Allons-nous tous nous entretuer ? » Pour lui, « le problème des catastrophes qui s’annoncent et de l’effondrement possible de notre société n’est donc pas tant qu’ils vont nous obliger à vivre dans un monde de pénurie (les humains savent gérer cela), mais que nous allons y entrer de plain-pied avec une culture de l’égoïsme ».

Irénisme et comportementalisme

Mais comment, alors, inverser cette culture de l’égoïsme et de la concurrence, et quelles sont les pistes pour développer une culture et une habitude de l’entraide ? À partir du moment où la nature humaine n’est ni bonne ni mauvaise, comment faire en sorte que chacun donne le meilleur de lui-même ? Pour les auteurs, si trois facteurs extérieurs favorisent l’entraide, à savoir la présence d’un ennemi commun, un milieu hostile et l’existence d’un objectif commun, « la tendance spontanée des individus à l’entraide, si surprenante et solide soit-elle, ne suffit pas à expliquer toute la complexité de l’entraide humaine, et encore moins à faire société ». Comment, alors, passer à un niveau complexe, où la réciprocité devienne indirecte et invisible ?

Certes, on peut croire aux vertus de l’exemple, comme dans ce cas colombien, où, « dans une communauté de pêcheurs, le fait de révéler publiquement la contribution au bien commun d’un pêcheur s’est révélé bien plus efficace pour faire participer l’ensemble du groupe au bien commun qu’une instance autoritaire de régulation extérieure », et accepter l’hypothèse que « l’entraide appelle l’entraide ». Mais on peut aussi considérer que de tels énoncés ne transformeront pas nos sociétés et que tous ces exemples pris dans l’économie comportementale, l’ethnographie, le passé ou le monde du vivant ne dessinent souvent guère plus qu’un vœu pieu.

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Les auteurs n’esquivent pourtant pas complètement la question organisationnelle, conscients que « la particularité des normes dans les très grands groupes est qu’elles sont soutenues et pérennisées par des institutions », qu’il s’agisse de religions, d’États, de marchés ou de systèmes juridiques. Et ils font aussi référence aux travaux sur les biens communs du prix Nobel Elinor Ostrom montrant qu’il peut exister une gouvernance réussie de ces derniers, alors que l’imaginaire demeure celui d’une inévitable « tragédie des biens communs », pour reprendre le titre du fameux article de la revue Science de Garrett Hardink paru en 1968 et laissant entendre que l’ensemble du groupe finit par perdre à cause de l’égoïsme de chacun.

Le livre ne répond toutefois qu’imparfaitement à la manière de transposer la tendance naturelle à l’entraide pour organiser des formes humaines complexes. Cette insatisfaction est sans doute liée à deux aspects du livre qui devraient interroger quiconque espère voir vivre ou revivre une politique émancipatrice aujourd’hui déprimée ou laminée. Le premier consiste en un certain irénisme qui, à force de vouloir montrer à quel point l’humanité n’est pas que conflit et concurrence, tend à gommer ou à ignorer les conflictualités politiques ou sociales. Certes, les enseignements de Matthieu Ricard sont peut-être « aussi précieux que les leçons d’organisation rhizomatique proposées par le Comité invisible », ainsi que l’écrivent les auteurs. Mais peut-on vraiment dessiner une société future sans choisir entre des options différentes, voire divergentes ?

Les auteurs constatent par exemple que le « système de sécurité sociale n’est rien d’autre qu’un formidable outil d’entraide » et identifient trois ingrédients permettant aux groupes de réaliser leur tentative de cohésion, à savoir le sentiment de sécurité, le sentiment d’égalité et le sentiment de confiance. Mais ils ne disent rien de la manière d’inverser une tendance contemporaine où les mécanismes d’assurance mutuelle et de redistribution collective sont battus en brèche. Ils vont même jusqu’à citer à l’appui de leur démonstration l’économiste Pierre Cahuc, jugeant que « le dysfonctionnement des institutions et du modèle social (trop de centralisation, de hiérarchies et de corporatismes) serait à l’origine d’une réelle dégradation du sentiment de confiance », alors même que ce dernier est l’un des propagandistes les plus orthodoxes d’une économie concurrentielle que les auteurs dénoncent comme ayant fait oublier la possibilité même d’une entraide étendue.

Le deuxième aspect, important mais discutable, est la volonté de se fonder sur la biologie et les sciences comportementales pour penser des formes sociales et politiques renouvelées. Certes, les auteurs appellent à la coopération entre sciences humaines et sciences biologiques et ne se servent pas de l’argument de la prétendue plus grande scientificité des études du comportement pour appuyer un agenda idéologique insistant sur la responsabilité des individus dans le but de nier les structures de la domination, ainsi que le faisait récemment le pamphlet de Gérald Bronner et Étienne Géhin. Ils sont, en outre, avertis que l’histoire de la sociobiologie, largement utilisée par la « Nouvelle droite » pour re-légitimer, dans les années 1970, des théories racistes et inégalitaires que le colonialisme et le nazisme avaient rendues tabous, demeure chargée.

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En 1975, paraissent en effet à la fois l’ouvrage fondateur d’Edward O. Wilson, Sociobiology, the New Synthesis et Le Gène égoïste, de Richard Dawkins, pour qui le socle de la vie « serait la compétition entre les gènes et entre les individus ». Selon « cette vision très mécaniste, l’altruisme et l’entraide ne seraient donc rien d’autre que des comportements manipulateurs de nos gènes pour assurer leur succès reproducteur », écrivent Servigne et Chapelle. D’autant qu’une autre dérive se fait rapidement jour, « la préférence “naturelle” pour la famille et pour la race ». La théorie sociobiologique donne ainsi des arguments « à ceux qui pensent que l’altruisme doit être corrélé à la proximité génétique. Cela encourage certains idéologues, regroupés sous l’appellation de “Nouvelle droite”, à justifier le racisme ».

Toutefois, les chercheurs estiment que nous serions désormais face à une « renaissance » de la sociobiologie, débarrassée de telles dérives. « Son père fondateur, Edward O. Wilson, avec l’aide d’excellents théoriciens et à la lumière de nouvelles découvertes de terrain et de laboratoire, a récemment “retourné” sa théorie en inversant l’hypothèse de base. L’origine du fait social ne serait plus à rechercher dans les gènes, mais dans l’influence du milieu ».

À cette aune, même la génétique serait « redevenue fréquentable grâce aux remarquables mécanismes d’épigénétique, qui montrent à quel point l’environnement et la culture jouent un rôle important dans l’expression des gènes ». L’épigénétique permettrait en effet de réarticuler les questions mal posées de l’inné et de l’acquis, en montrant l’interaction permanente entre les gènes et l’environnement. Le rôle des gènes est de mettre en place « un répertoire des possibles pour le futur organisme et l’expression de ses gènes est alors déclenchée (ou inhibée) par l’environnement dans lequel il navigue ». Ainsi, chez les tortues, le sexe n’est pas déterminé génétiquement, mais par la température extérieure ; chez les abeilles, une larve devient reine (féconde et vivant des années) si ses congénères lui donnent de la gelée royale, mais ouvrière (stérile et vivant quelques mois) si elle est soumise à un régime « normal ».

Servigne et Chapelle citent à l’appui de leur propos le psychologue canadien Donald Hebb, connu pour avoir répondu à la question « laquelle, de la nature ou de la culture, contribue davantage à la personnalité ? » par une autre question : « Qu’est-ce qui, selon vous, contribue davantage à la surface d’un rectangle : sa longueur ou sa largeur ? » Pour les auteurs, il faut ajouter que « la découverte remarquable de l’épigénétique a été de constater que cette activation/mise en veille de certaines parties de notre génome par l’environnement est héritable. Ce qui implique que « nous sommes tous composés de fragments d’environnements passés et présents qui ont été en contact avec nos ancêtres ».

« New Optimism »

Mais qu’apporte, in fine, ce dépassement des lectures mécanistes et déterministes de la génétique ou de la sociobiologie ? Il existe probablement un aspect tactique à reformuler dans le langage des neurosciences ou de l’économie comportementale, c’est-à-dire dans le langage et avec les outils en vogue parmi les dominants, ce que les sociologues et les anthropologues savent depuis des années, à savoir que le social est plus que la somme des comportements individuels et qu’un comportement est le produit d’une interaction entre un organisme et un environnement.

Mais la question demeure suspendue de savoir comment ces observations de laboratoire, qui redécouvrent parfois l’eau tiède, peuvent avoir des effets dans le monde social. D’autant plus dans un moment où l’on observe, de façon générale, la tentation de simplement aménager, et non de transformer, à travers les sciences comportementales, un monde fondé sur un imaginaire et des pratiques concurrentielles et néolibérales, comme l’attribution du dernier « prix Nobel d’économie » (prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel) à Richard Thaler, théoricien du nudge (ce coup de pouce ou de coude censé orienter l’action des individus pour leur bien et celui de la collectivité), en est un autre exemple.

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Les risques que font peser cette tendance à l’irénisme et cette foi dans les vertus du comportementalisme sur le travail de Servigne et Chapelle est de les faire tomber dans ce que les Anglo-saxons nomment le « New Optimism », dont la bible vient d’être traduite en français par les Arènes. La part d’ange en nous. Histoire de la violence et de son déclin de Steven Pinker affiche sur sa couverture une préface de Matthieu Ricard, dont une citation favorable orne aussi le livre de Servigne et Chapelle, et une phrase de Bill Gates : « Le meilleur livre que j’aie lu de toute ma vie. »

La formule qui donne son titre à cet ouvrage est d’Abraham Lincoln et pourrait aussi se traduire par « les meilleurs anges de notre nature ». Le livre cherche en effet à s’ancrer dans une « théorie de l’esprit » résultant « de la synthèse de la science cognitive, des neurosciences affectives et cognitives, de la psychologie sociale et évolutionniste », pour montrer que « le déclin de la violence constitue un aboutissement que nous pouvons savourer, et une invitation à chérir les forces civilisatrices et éclairées qui l’ont rendu possible ».

Il est certes intéressant de voir que certaines représentations médiatiques masquent des tendances lourdes au déclin de la violence interpersonnelle ou interétatique et que « nos facultés cognitives nous prédisposent à croire que nous vivons une époque violente, particulièrement quand elles y sont exhortées par des médias dont le mot d’ordre est : “plus ça saigne, plus c’est porteur !”. Tout comme de repérer la façon dont les « quatre bons anges » (que seraient, selon l’auteur, l’empathie, la maîtrise de soi, le sens moral et la faculté de raison) peuvent être activés et favorisés par des « forces exogènes », en l’occurrence, le « Léviathan », le « commerce », la « féminisation », les « forces du cosmopolitisme » et enfin une application croissante du savoir et de la rationalité à l’ensemble des activités humaines, que l’auteur désigne comme « l’escalator de la raison ».

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Mais on peut aussi s’interroger sur l’objectif d’une entreprise aussi volumineuse tentant de « conjuguer psychologie et histoire ». Cette volonté de démontrer que l’intensité et la fréquence des violences a baissé, statistiquement quantifiable, se double en effet d’une conception étroite de la violence, où par exemple la « violence des riches », telle que définie par les Pinçon-Charlot, est atténuée, mais aussi d’une attitude qui consiste à s’accommoder de la situation actuelle, à certains égards effectivement meilleure que celle du passé, ce qui n’en fait pas pour autant une panacée. Pour Pinker, il existerait, en effet, en chacun de nous, « cinq démons intérieurs », la « violence prédatrice ou utilitaire », la « domination », la « vengeance », le « sadisme », mais surtout « l’idéologie », définie comme un système « composé d’un ensemble de croyances, généralement construit autour d’une utopie, qui justifie une violence infinie par la poursuite du bien infinie ».

Certes, l’utopie communiste a été dévastatrice, mais de là à juger que le mieux est toujours l’ennemi du bien, qu’il faut continuer de faire confiance aux effets du « doux commerce » et que quiconque rêve d’un autre monde ou d’une amélioration plus sensible ou rapide de sa condition est pris d’un « démon intérieur », il y a un pas, que Steven Pinker franchit allègrement par péché d’optimisme… D’autant plus quand l’auteur s’affirme, en conclusion, « raisonnablement confiant dans le fait que le sacrifice humain, la traite d’esclave, le supplice de la roue et les guerres entre démocraties ne vont pas faire leur retour dans un avenir proche », au moment même où un reportage de CNN documente le retour des marchés aux esclaves en Libye…

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