Terrorisme: la langue inopérante

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Les mots aussi sont en crise. Les trois coups des attentats (Charlie, Bataclan, Nice) sonnent comme une tragédie de la langue et de ses locuteurs : nous nous débattons dans une nasse lexicale. Petit glossaire…

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Un certain idiolecte, celui du domaine de la direction de l'esprit, n'a jamais tant fait rage depuis ce lugubre 14-Juillet. Il y a, bien sûr et avant tout, à ne pas confondre avec « islamique » (« qui appartient à l’islam ») :  « islamiste ». Le terme est inconnu du Trésor de la langue française, du Littré, ou encore du Dictionnaire de l’Académie française (mais que fait Alain Finkielkraut ?). « Partisan de l’islamisme », indique le Larousse, dont l’entrée « islamisme » commence par : « Synonyme vieilli de l’islam » (avant de se référer au projet des affidés de la charia).