Les dessous sales de la mode

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Avec son livre intitulé Le plus beau métier du monde, l’anthropologue Giulia Mensitieri s’introduit dans les coulisses peu reluisantes de l’industrie de la mode. Et elle décrit un milieu à la pointe du nouvel esprit du capitalisme, dans lequel l’exploitation prend des formes inédites.

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L’industrie de la mode représente 6 % de la consommation mondiale, soit 1 400 milliards d’euros. Ce mastodonte économique est profilé et dominé par des entreprises aux poches pleines et aux pratiques fiscales souvent douteuses, à l’instar du groupe Kering (notre article ici). Les « griffes » prestigieuses et les marques mondialisées ont établi un système producteur de rêve qui leur permet de maltraiter ou sous-traiter la plupart de celles et ceux qui imaginent, dessinent, produisent et promeuvent leurs habits.