Octobre 17. Roman von Ungern-Sternberg, le baron fou de Sibérie

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Les échos de la chevauchée sauvage de Roman von Ungern-Sternberg ont longtemps couru les steppes mongoles, arrivant à Paris via des officiers russes faisant le taxi au mitan des années 1930. Ils continuent d'alimenter tous les fantasmes, certains considérant le « baron fou » comme un boucher sanguinaire, d'autres comme un défenseur de la Russie blanche, d'autres enfin comme le libérateur du Bouddha vivant.

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Aux premiers jours de septembre 1921, Novonikolaïevsk[1] est en émoi. La nouvelle court la ville. Les Rouges ont fait prisonnier le baron Roman von Ungern-Sternberg. Ils l’ont interrogé à Irkoutsk et à Verkhneoudinsk[2], et son procès va bientôt s’ouvrir dans le théâtre Sosnovka. Pour ceux qui ne pourront se faufiler dans la salle, le journal local, La Sibérie soviétique, va publier le sténogramme de l’audience dans son intégralité.