Chercheurs pris en fraude 4/5. Le piège de la gratuité

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Comme le monde de la musique hier ou celui du cinéma aujourd'hui, l'édition scientifique est percutée de plein fouet par la demande de gratuité dans l'accès aux données. Du coup, les revues où les chercheurs payent pour être publiés et celles aux comités éditoriaux ineptes se multiplient, favorisant la détérioration de la qualité de la science publiée.

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Jusqu'à il y a une dizaine d'années, les revues scientifiques – on en compte pas moins de 25 000 dans le seul domaine biomédical – vivaient des abonnements des bibliothèques universitaires. Certaines étaient éditées par des sociétés savantes, à but non lucratif. D'autres par des entreprises privées spécialisées dans l'édition scientifique assurant fabrication et diffusion des revues mais ne s'occupant en rien du contenu, placé sous la responsabilité d'un comité de chercheurs sous la direction d'un rédacteur en chef. Mais depuis le début des années 2000, un troisième acteur est entré dans la danse : les revues en accès libre (open access), qui proposent leur contenu gratuitement accessible sur internet. Une avancée pour la diffusion du savoir ? Certainement. Mais aussi un insidieux facteur de détérioration de la qualité de la science publiée.