Chercheurs pris en fraude 5/5. La dictature du “Publier ou périr”

Aujourd'hui, la carrière d'un scientifique s'évalue au nombre de ses publications. Un critère qui ne dit rien de la qualité. En mai dernier, des chercheurs et éditeurs parmi les plus prestigieux ont rendu public un appel international contre cette dérive. D'autres prônent la slow science, à l'image du mouvement slow food contre la malbouffe. 

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Publish or perish : publier ou périr. Telle est la très darwinienne maxime qui gouverne le fonctionnement de la recherche publique. Le principal critère de reconnaissance pour un scientifique, que ce soit auprès de ses pairs ou de sa hiérarchie, est le nombre et la qualité de ses publications. À tel point que l'objectif d'un chercheur n'est souvent plus tant de publier un article rendant fidèlement compte de son travail que de circonvenir les objections que pourraient lui faire les relecteurs, le plus souvent anonymes, auxquels la revue à laquelle il propose son article soumet son manuscrit. Que faire face à cette pression à la publication, qui est de l'avis général un des facteurs les plus puissants de la dégradation de la qualité de la science ?

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