A Canal+, Vincent Bolloré bâtit son propre mythe du grand méchant
Censure des Guignols, licenciement du créateur du Zapping, purges en série, censure et procès contre la presse : pour conclure sa série sur la remise au pas de Canal+ par Vincent Bolloré, le site Les Jours dresse le portrait du grand patron, qui se complaît à mettre en scène sa brutalité.
C'estC'est la conclusion (sans doute provisoire) d'une remarquable série sur la manière dont Vincent Bolloré a mis Canal+ au pas. Au fil de 22 articles publiés sur le site d'information Les Jours, Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts ont disséqué avec précision et humour toutes les étapes de la prise de pouvoir du milliardaire breton, et la façon dont il a méthodiquement tué tout ce qui faisait l'identité et l'impertinence de la chaîne. Pour le 23e épisode, le dernier avant les vacances, les deux journalistes dressent un portrait de Bolloré, en expliquant comment l'homme d'affaires met en scène sa brutalité pour construire son propre mythe. « Ça me fait penser à l’Église, raconte un journaliste d’i-Télé, c’est l’Actionnaire avec un grand A. C’est le tout-puissant. On a l’impression que c’est quelqu’un qu’il faut vénérer. » Bolloré, poursuivent Les Jours, veut être reconnu comme « un méchant, un dur. Il adore ça ».