Camille Brunel, quand la fiction franchit la barrière des espèces

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L’animalisme est-il un antihumanisme ? Isaac Obermann ne craint pas de répondre par l’affirmative. Le personnage principal du premier roman de Camille Brunel, La Guérilla des animaux (Alma, 2018), réveille les ambiguïtés de chacun face au militantisme antispéciste. Analyse et entretien.

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À la question « Pourquoi écrivez-vous ? » régulièrement posée, depuis un siècle tout rond, aux écrivains d’ici et d’ailleurs, on est tenté de hasarder que Camille Brunel répondrait : « Pour ne pas tuer. » Difficile en effet de ne pas songer qu’il a créé son personnage à seule fin de lui faire réaliser un fantasme qui lui est propre, et qui peut devenir celui du lecteur ou de la lectrice, chez qui le personnage en question suscite une adhésion ambiguë.