Série Les dessous de la privatisation de la régie publicitaire de France Télévisions

Dès février 2010, Mediapart a révélé ce scandale. Où conflits d'intêret croisent graves irrégularités.

Tous les épisodes

Régie France Télévisions: une privatisation entachée d’une grave irrégularité

Épisode 1

La procédure de privatisation de la régie publicitaire de France Télévisions est entachée d'une grave irrégularité. Selon notre enquête, Alain Minc, qui conseille le chef de l'Etat et dont l'implication dans ce dossier est connue, est aussi le conseil de Stéphane Courbit, qui a été choisi officiellement ce mercredi pour l'acquisition de ce bien public. M. Minc détient des actions gratuites du groupe de son client, Financière Lov, à hauteur de près de 3% du capital. Le groupe Lagardère demande, lui, le report de la privatisation. Enquête.

Alain Minc cumule conflit d'intérêts et mauvaise foi

Épisode 2

Dans deux entretiens, Alain Minc et Stéphane Courbit ont démenti les informations de Mediapart sur la graveirrégularité qui marque la procédure de privatisation de la régie publicitairede France Télévisions. En chœur, ils ont contesté qu'Alain Minc soiten situation de grave conflit d'intérêts. Nous sommes pourtant en mesure derévéler que ces dénégations ne sont pas sincères.

France Télévisions: l'autre affaire, intrigues pour une auto-privatisation

Épisode 3

Après «l'affaire Minc», qui empoisonne le dossier de la privatisation de France Télévisions Publicité, Mediapart révèle les dessous de «l'affaire Santini». Le directeur général de la régie publicitaire de France Télévisions, Philippe Santini, a joué un rôle qui outrepasse celui dévolu en ce type de circonstance au patron d'une entreprise publique. Coups fourrés, prise d'otages, petites et grandes manœuvres, condamnation pour séquestration, conflit d'intérêts: c'est l'histoire de six années d'intrigues pour vendre au privé l'une des pépites de la télévision publique.

France Télévisions: les révélations de Mediapart

Épisode 4

Nous avons décidé de publier des documents confidentiels, présentés au dernier conseil d'administration de France Télévisions, sur la privatisation de sa régie publicitaire. Documents qui montrent que cette opération est encore plus choquante qu'on ne le pensait. Proche de Nicolas Sarkozy, l'acquéreur, Stéphane Courbit, allié au groupe Publicis, va en effet débourser non pas les 16 millions d'euros annoncés officiellement mais une somme de 2,6 millions euros. Vendredi à 18 heures, France Télévisions et France Télévisions Publicité ont décidé de saisir le tribunal en référé, dans une procédure d'heure à heure, pour demander le retrait de ces trois documents. L'affaire a été plaidée samedi 20 février de 11 heures à 12 h 30 devant le tribunal de Paris. La décision devait être rendue en début d'après-midi.

Notre enquête sur France Télévisions: la justice donne raison à Mediapart

Épisode 5

Les sociétés France Télévisions et France Télévisions Publicité nous avaient assigné devant la justice, samedi 20 février. Elles demandaient le retrait immédiat des trois documents confidentiels mis en ligne, la veille, dans le cadre de notre enquête sur les conditions de la privatisation de la régie publicitaire de la télévision publique. La justice a donné raison à Mediapart. Le tribunal a jugé que cette demande «représenterait une restriction excessive et disproportionnée à la liberté d'informer». Il a en outre condamné les deux sociétés au paiement de 3.000 euros à Mediapart.

France Télévisions: un scandale peut en cacher un autre

Épisode 6

La privatisation de la régiepublicitaire de France Télévisions au profit de l'homme d'affaires StéphaneCourbit, allié pour la circonstance au groupe Publicis et conseillé par AlainMinc, apparaît de jour en jour plus opaque. Mediapart a déjà révélé les conflits d'intérêts d'Alain Minc dans ce dossier ou encore les documents confidentiels du conseil d'administration du groupe public faisant apparaître un prix de cession très enjolivé. Mais selon notre enquête, le groupe public pourrait, de surcroît, avoir violé la loi en ne procédant pas à un appel d'offres pour le renouvellement de son contrat de régie, le 31 juillet 2009, ce qui est impératif en cas d'ouverture de capital. Interrogée par Mediapart, la direction de France Télévisions conteste avoir dérogé à ses obligations. Ce pourrait être, toutefois, l'irrégularité de trop, ouvrant la porte à une cascade de recours devant la justice. Enquête.

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